Coronavirus : Von der Leyen "présente ses excuses" à l'Italie pour le retard de réaction de l’UE

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 10 septembre 2019, à Bruxelles.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 10 septembre 2019, à Bruxelles. © Kenzo Tribouillard, AFP

"Je vous présente mes excuses, nous sommes avec vous" : dans une lettre adressée aux Italiens, publiée jeudi dans la presse transalpine, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a exprimé ses regrets pour le retard dans la réaction de l'UE face à la pandémie de coronavirus.

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Dans une tribune parue jeudi 2 avril dans la presse italienne, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a exprimé ses regrets à l'Italie pour le retard de réaction de l'UE face à la pandémie de coronavirus.

"Je vous présente mes excuses, nous sommes avec vous" : le titre de la lettre aux Italiens est direct. "Aujourd'hui, l'Europe se mobilise aux côtés de l'Italie. Mais cela n'a pas toujours été le cas", a-t-elle reconnu dans le quotidien La Repubblica.

La semaine dernière, les 27 membres de l’UE ne sont pas parvenus à trouver un accord pour offrir une réponse forte aux conséquences économiques de la pandémie. Une fracture était notamment apparue entre pays du Sud, comme l'Italie et l'Espagne soutenues par la France, qui réclamaient une mutualisation de la dette via des "corona bonds", et ceux du Nord qui, derrière l'Allemagne et les Pays-Bas, ont rejeté fermement cette option.

>> À lire aussi : "Les 'corona bonds', nouvel étalon de la solidarité à l'heure du Covid-19 ?"

Tenue par visioconférence, la réunion s'était terminée par une déclaration a minima prévoyant de se retrouver dans les deux semaines pour trouver un accord. En Italie, pays fondateur et pilier de l'UE, cet échec avait été accueilli par un vif dépit et une colère ouverte contre une Europe "laide", voire "morte".

"Il faut reconnaître qu'au début de la crise, face au besoin d'une réponse européenne commune, beaucoup trop n'ont pensé qu'à leurs problèmes nationaux", poursuit Ursula von der Leyen, qui termine sa lettre par les initiatives prises par l'UE pour aider les pays les plus touchés, notamment l'Italie.

"Si nous sommes une Union, le temps est venu de le prouver"

L'UE va "allouer jusqu'à 100 milliards d'euros aux pays les plus durement touchés, à commencer par l'Italie, pour compenser la baisse des revenus de ceux dont les horaires de travail sont plus courts", a-t-elle notamment assuré.

Selon elle, l'Europe s'est aussi mise d'accord pour "des prêts garantis par tous les États membres, ce qui démontre la solidarité européenne". "Chaque euro encore disponible dans le budget annuel de l'UE sera dépensé pour régler cette crise", assure-t-elle encore.

"Si nous sommes une Union, le temps est venu de le prouver", avait de son côté dit cette semaine le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, dans une interview à l'hebdomadaire allemand Die Zeit.

L'Italie est le pays du monde le plus endeuillé par la pandémie (plus de 13 000 morts), selon les chiffres officiels.

Avec AFP

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