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Le prix du baril de pétrole flambe après un tweet "prématuré" de Donald Trump

© AFP

Les cours du pétrole se sont envolés jeudi après un tweet de Donald Trump annonçant s'attendre à une baisse de la production "d'environ 10 millions de barils", évoquant un accord entre la Russie et l'Arabie saoudite. Mais le Kremlin a démenti dans la foulée, tandis que l'Arabie saoudite appelle à une réunion urgente de l'Opep+.

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En un seul tweet, Donald Trump a fait s'envoler les prix du baril de pétrole. Jeudi 2 avril, il a dit s'attendre à une réduction "d'environ 10 millions de barils", voire plus, de la production russe et saoudienne, de quoi limiter le déséquilibre actuel du marché de l'or noir. Toutefois, ni la Russie, ni l'Arabie saoudite n'ont confirmé cette affirmation.

Le président américain a tweeté qu'il venait de "parler à (son) ami MBS (prince héritier) d'Arabie saoudite, qui a parlé avec le président Poutine". Et le président américain de poursuivre : "J'espère et je m'attends à ce qu'ils réduisent d'environ dix millions de barils, et peut-être nettement plus", a-t-il ajouté, sans précision sur la nature de cette réduction.  

“Bonne (excellente) nouvelle pour tout le monde!" 

"Cela pourrait même aller jusqu'à 15 millions de barils. Bonne (excellente) nouvelle pour tout le monde !", a-t-il complété, sans toutefois apporter de détails sur ces chiffres. 

En réaction, vers 15 h 45 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 29,75 dollars à Londres, en hausse de 20,25 % par rapport à la clôture de mercredi. À New York, le baril américain de WTI pour mai gagnait 22,99 %, à 24,98 dollars. 

En touchant respectivement 36,29 dollars et 27,39 dollars, les deux barils de référence ont frôlé les 50 % et 35 % de hausse par rapport à la clôture de la veille.  

Démenti de Moscou  

La brusque flambée des prix a ensuite été quelque peu limitée par un démenti du Kremlin. "Non, il n'y a pas eu de (telle) conversation", a déclaré à l'agence Interfax le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov, ajoutant que "non, pour le moment" aucun entretien n'était prévu entre le président russe et Mohammed ben Salmane. 

"Le tweet de Donald Trump était donc peut-être prématuré", a réagi Edward Moya, analyste chez Oanda. 

Dans le même temps, l'Arabie saoudite a appelé à une réunion "urgente" de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres pays, dont la Russie, afin de parvenir à un "accord équitable qui rétablira l'équilibre des marchés pétroliers", a annoncé l'agence officielle saoudienne SPA. 

Avec AFP et Reuters 

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