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Appel d'ONG en faveur du correspondant de RSF incarcéré en Algérie

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Tunis (AFP)

Plusieurs ONG et associations de journalistes internationales et algériennes ont appelé jeudi à la "libération sans délai" du journaliste indépendant algérien Khaled Drareni, correspondant de l'association Reporters sans frontières (RSF) en Algérie, en détention préventive depuis dimanche.

Dans le même appel, ces organisations réclament "la libération immédiate des journalistes incarcérés en Algérie et l'arrêt des poursuites judiciaires abusives à leur encontre".

Parmi les signataires figurent notamment RSF, la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Article 19, la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH), SOS Racisme et Human Rights Watch (HRW).

Karen Drareni a été placé dimanche en détention préventive jusqu'à ce qu'une date de procès soit fixée.

Il avait été interpellé une première fois par la police alors qu'il couvrait une manifestation du "Hirak", le mouvement antirégime qui ébranle le pouvoir algérien depuis plus d'un an, début mars à Alger. Puis il a été à nouveau arrêté après avoir fait l'objet d'un mandat de dépôt.

Il est accusé "d'incitation à attroupement non armé et d'atteinte à l'intégrité du territoire national".

M. Drareni est le fondateur du site internet Casbah Tribune et le correspondant en Algérie de la chaîne internationale francophone TV5 Monde.

Deux autres journalistes algériens sont incarcérés.

Sofiane Merakchi, journaliste et correspondant de la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen, est en détention préventive depuis le 26 septembre. Il est accusé de "recel de matériel" et de "fourniture des images des manifestations du vendredi 20 septembre (2019) à la chaîne Al Jazeera et d'autres médias étrangers".

Un autre journaliste, Belkacem Djir, est incarcéré sans que les motifs de son incarcération ne soient connus.

Le ministre algérien de la Justice, Belkacem Zeghmati, a indiqué début mars qu'ils étaient tous deux poursuivis pour des "faits de droit commun", sans les préciser.

Dans un communiqué, les ONG et associations signataires demandent aux président algérien Abdelmajid Tebboune, "garant du respect de la Constitution", d'"intervenir immédiatement pour qu’il soit mis fin au harcèlement des journalistes indépendants".

Elles disent regretter que les autorités algériennes "profitent du coronavirus pour régler leurs comptes avec le journalisme indépendant en général".

"Procéder à de telles incarcérations en pleine pandémie, c’est ajouter la mise en danger à la violation des droits élémentaires", estiment-elles.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien, 44 personnes sont actuellement détenues pour des faits liés au mouvement de contestation populaire, dont 25 à Alger.

Dans un communiqué publié mercredi, la directrice d'Amnesty International Algérie, Hassina Oussedik, a exhorté les autorités à "libérer les prisonniers d’opinion et d’autres prisonniers exposés au risque de propagation du coronavirus".

Un total de 986 cas de coronavirus ont été officiellement recensés en Algérie, où la maladie a fait 83 morts.

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