Coronavirus : l'UE envisage de prolonger la fermeture de ses frontières au-delà de Pâques

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'exprime lors d'une conférence de presse le 2 avril 2020 à Bruxelles
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'exprime lors d'une conférence de presse le 2 avril 2020 à Bruxelles FRANCOIS LENOIR POOL/AFP

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré, vendredi matin, qu'elle consultait les pays membres pour décider de la prolongation de la fermeture des frontières extérieures de l'UE. Elle a également promis "une réponse puissante" sur le plan économique.

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Des discussions sont en cours sur une éventuelle prolongation de la fermeture des frontières extérieures de l'Union européenne au-delà de Pâques, a déclaré, vendredi 3 avril, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Compte tenu de la pandémie de coronavirus, toujours en cours, les États membres de l'UE avaient approuvé à l'unanimité, le 17 mars, l’interdiction pendant 30 jours des entrées de personnes n’appartenant pas au bloc.

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"Nous sommes en train de consulter l'ensemble des États membres pour décider après Pâques de la marche à suivre", a déclaré Ursula von der Leyen sur Europe 1. "Cela a été une mesure très bien reçue par les États membres, tout le monde en a compris la nécessité".

"Une riposte sur le plan économique, une réponse puissante"

"C'est une très mauvaise idée de toute façon de faire des voyages superflus, de se rendre dans l'Union européenne si ce n'est pas nécessaire", a-t-elle poursuivi. L'objectif de cette mesure "était d'empêcher des gens qui n'habitent pas l'Union européenne de venir se faire soigner en Europe alors que le système sanitaire est totalement saturé", a précisé Ursula von der Leyen.

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La présidente de la Commission européenne est également revenue sur la mise en place d’un instrument financier temporaire de 100 milliards d’euros pour garantir la pérennité des plans de chômage partiel au sein de l’Union européenne. "Je crois qu’il est capital que nous nous appuyions aujourd’hui sur un budget européen, qui soit une forte riposte face au coronavirus et une sorte de plan Marshall pour assurer notre avenir", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter que l’UE prévoyait "une riposte sur le plan économique, une réponse puissante".

Avec Reuters

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