La Russie prête à coopérer sur la baisse de production de pétrole

Adresse à la nation du président russe Vladimir Putin annonçant des mesures de confinement contre la pandémie de Covid-19, à Moscou, le 2 avril 2020.
Adresse à la nation du président russe Vladimir Putin annonçant des mesures de confinement contre la pandémie de Covid-19, à Moscou, le 2 avril 2020. © Alexei Druzhinin, AFP

Alors que le marché de pétrole subit de plein fouet les restrictions dues à la pandémie de coronavirus, Vladimir Poutine se dit prêt à collaborer avec les États-Unis et l'Arabie saoudite sur la baisse de la production pour équilibrer les cours.

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Le président russe Vladimir Poutine s’est dit favorable, vendredi 3 avril, à la réduction de la production de pétrole, en coopération avec les États-Unis et l'Arabie saoudite, précisant qu’il envisageait une réduction de 10 millions de barils par jour.

"Nous sommes prêts à une entente avec nos partenaires dans le cadre du mécanisme 'Opep+', et sommes prêts à coopérer avec les États-Unis à ce sujet", a-t-il dit lors d'une réunion en visioconférence avec son ministre de l'Énergie retranscrite sur le site du Kremlin.

"Selon des estimations préliminaires, je pense qu'il est possible qu'il s'agisse d'une baisse (de la production de pétrole) d'environ 10 millions de barils par jour. Peut-être un peu moins, peut-être un peu plus", a-t-il précisé. "Je pense qu'il est nécessaire d'unir les efforts pour équilibrer le marché et réduire la production" de pétrole, a encore ajouté Vladimir Poutine, affirmant que la Russie était en contact étroit avec ses partenaires saoudiens.

L'Opep a confirmé vendredi la tenue d'une réunion exceptionnelle de ses membres et alliés lundi 6 avril, au lendemain de tweets du président américain Donald Trump évoquant de possibles coupes de la production saoudienne et russe, de l'ordre de dix millions de barils par jour. Ces tweets ont dopé les cours du brut.

L'inconnue américaine

L'une des inconnues des discussions en cours concerne une éventuelle réduction de la production américaine de brut, qu'elle soit volontaire ou contrainte par la chute des cours, qui compromet la rentabilité de nombreux gisements de pétrole de schiste.

"Nous allons en sortir, nous allons remettre debout notre secteur de l'énergie", a simplement déclaré Donald Trump à la presse avant le début de la réunion avec des compagnies pétrolières, vendredi. "Les États-Unis doivent contribuer avec le pétrole de schiste", a dit une source de l'Opep.

Au Canada, le Premier ministre de l'Alberta a déclaré jeudi que la province était prête à se joindre à un accord multilatéral de réduction des pompages.

Le marché de l'or noir subit toujours la pression d'une demande atone du fait des restrictions imposées aux transports de personnes et de marchandises à travers le monde pour lutter contre la propagation de la pandémie de Covid-19.

Dans le même temps, l'offre reste surabondante sur fond de guerre des prix entre Riyad et Moscou.

Avec AFP

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