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Coronavirus : New York appelle à l'aide après une envolée des décès

Une station médicale de l'armée américaine à New York.
Une station médicale de l'armée américaine à New York. © Andrew Kelly, Reuters

L'État de New York, épicentre du nouveau coronavirus aux États-Unis, a annoncé samedi 630 nouveaux décès en une journée, son pire bilan sur 24 heures. Son gouverneur lance un appel d'urgence alors que le pic de l'épidémie est encore à venir.

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New York a besoin d'aide. Épicentre de l'épidémie de Covid-19 aux États-Unis, l'État de New York a annoncé samedi 4 avril 630 nouveaux décès en une journée, son pire bilan sur 24 heures, et a lancé un appel d'urgence en attendant "le pic" de l'épidémie. Cet État, qui compte la plus grande ville du pays, déplore désormais 3 565 morts.

L'État de New York a enregistré plus de 113 000 cas – dont 63 000 pour sa métropole –, presque autant qu'en Italie ou en Espagne, où les bilans des victimes sont les plus lourds.

Selon le comptage de l'université américaine Johns Hopkins publié samedi, les États-Unis ont dépassé la barre des 300 000 cas recensés de nouveau coronavirus. La pandémie a fait au moins 8 162 morts dans le pays

"Nous n'avons pas encore atteint le pic"

"Nous n'avons pas encore atteint le pic" de l'épidémie "mais on s'en rapproche", a déclaré le gouverneur démocrate Andrew Cuomo lors d'une conférence de presse, en soulignant que la progression de la maladie était particulièrement rapide sur Long Island et dans le New Jersey voisin.

"D'un côté j'aimerais qu'on ait atteint le pic", a-t-il ajouté. "Mais d'un autre je me dis que c'est bien qu'on n'ait pas atteint le pic car nous ne sommes pas prêts."

>> À lire : "Coronavirus : les États-Unis se préparent à vivre 'une période horrible'"

Pour éviter l'engorgement des hôpitaux, les autorités locales sont engagées dans une course contre la montre pour renforcer leurs capacités à faire face à l'afflux attendu de patients.

"Quand nous avons débuté, notre première préoccupation était d'avoir assez de lits, maintenant on se concentre sur les équipements et le personnel", a expliqué Andrew Cuomo, en insistant sur le besoin de respirateurs pour les cas les plus graves.

"L'État chinois va faire une donation de 1 000 respirateurs qui doivent arriver à l'aéroport JFK aujourd'hui", a-t-il annoncé, en remerciant notamment Jack Ma, fondateur du géant chinois de la vente en ligne Alibaba. L'État de l'Oregon, sur la côte ouest, doit également livrer 140 respirateurs, a ajouté Andrew Cuomo.

Par ailleurs, a-t-il dit, l'hôpital de campagne ouvert dans un centre de conférences de Manhattan sera finalement bien consacré aux malades du Covid-19, et pourra en accueillir 2 500. L'État fédéral va fournir son personnel.

Un appel du maire à tous les soignants

De son côté, le maire de New York, Bill de Blasio, a appelé les professionnels de santé à la mobilisation.

"Médecins, infirmiers, spécialistes de la respiration... à tous ceux qui ne sont pas déjà dans la bataille : nous avons besoin de vous", a lancé l'édile démocrate dans une vidéo mise en ligne sur son compte Twitter.

"Nous avons besoin que 45 000 professionnels de santé rejoignent la lutte en avril et mai pour pouvoir nous en sortir", a ajouté Bill de Blasio.

Au niveau de l'État, 85 000 personnes se sont déjà portées volontaires, dont 22 000 venues de l'extérieur, selon Andrew Cuomo qui a pour sa part indiqué qu'il signerait un décret autorisant les étudiants en médecine qui doivent être diplômés au printemps à travailler dès à présent.

"C'est une période exceptionnelle et New York a besoin d'aide", a-t-il martelé.

"Étant donné que nous avons des compétences qui semblent nécessaires et précieuses en ce moment, ça a été une décision facile à prendre", a expliqué dans une conférence de presse Gabrielle Mayer, une étudiante en quatrième année de médecine à l'université de New York, qui commencera son internat à hôpital en avance.

Dans une note positive, Andrew Cuomo a relevé qu'en dépit de la hausse du nombre de morts, les deux tiers des New-Yorkais hospitalisés parvenaient à se rétablir et à quitter les hôpitaux.

"Nous finirons par nous en sortir, nous atteindrons l'autre côté de la montagne. Mais nous devons faire ce qui doit être fait entre temps", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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