Accéder au contenu principal

La Chine rend hommage aux milliers de morts de la pandémie de coronavirus

Des Chinois se recueillent en hommage aux morts du Covid-19, le 4 avril à Pékin.
Des Chinois se recueillent en hommage aux morts du Covid-19, le 4 avril à Pékin. © Thomas Peter, Reuters

Samedi matin, pendant trois minutes, la Chine s'est figée pour rendre hommage aux plus de 3 000 personnes décédées du Covid-19 depuis décembre dernier.

Publicité

La Chine commémorait, samedi 4 avril, les milliers de "martyrs" qui ont trouvé la mort durant la pandémie de nouveau coronavirus, apparue en décembre dernier dans le centre du pays, au cours d'une journée décrétée de deuil national.

Alors que les drapeaux ont été mis en berne et toute forme de divertissement suspendue, trois minutes de silence ont été observées à 10 h, heure de Pékin (4 h en France), pour rendre hommage aux victimes du Covid-19, dont les médecins et le personnel de secours aux premières lignes dans la lutte contre l'épidémie. Les sirènes d'alerte ont résonné et les voitures, trains et bateaux ont fait entendre leurs klaxons.

À Wuhan (centre), ville de 11 millions d'habitants d'où est partie la pandémie et qui a enregistré l'essentiel des décès, du personnel soignant était rassemblé tête baissée pour une cérémonie d'hommage. Dans la capitale Pékin, les automobilistes ont stoppé leurs véhicules pour klaxonner et les piétons sont restés immobiles l'air grave sur le trottoir, certains avec leurs sacs de courses dans les mains, a constaté l'AFP.

Le président Xi Jinping s'est recueilli avec les autres principaux dirigeants communistes dans le vaste complexe pékinois qui abrite le siège du pouvoir, selon des images de la télévision nationale CCTV.

Médecin réhabilité

Ce recueillement se veut également à la mémoire des 14 personnes qualifiées jeudi par le gouvernement de "martyrs" de l'épidémie. Il s'agit principalement de membres du personnel soignant décédés. Parmi eux figurent le docteur Li Wenliang, mort du Covid-19 à Wuhan.

Cet ophtalmologue de 34 ans avait été réprimandé par la police pour avoir diffusé ce qu'elle présentait comme des "rumeurs". Il avait en fait alerté des confrères de la propagation d'un virus semblable au Sras. Sa mort début février avait provoqué un tollé dans l'opinion et une fronde d'une rare ampleur contre le pouvoir. Le gouvernement a depuis réhabilité l'honneur du médecin dans l'espoir d'apaiser la colère populaire.

Les autorités sanitaires chinoises ont indiqué samedi avoir recensé la veille 19 nouveaux cas confirmés de contamination au coronavirus, parmi lesquels un cas dans la province centrale du Hubei, où l'épidémie s'est déclarée en décembre dernier. Au total, l'épidémie a infecté 81 639 personnes et causé 3 326 décès en Chine continentale.

Les autorités, qui craignent une deuxième vague épidémique dans le pays, restent sur leurs gardes et ont découragé la population de se rendre dans les cimetières.

Avec Reuters et AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.