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La France a commandé près de 2 milliards de masques en Chine

Un livreur à vélo porte un masque de protection, à Nice, le 17 mars 2020
Un livreur à vélo porte un masque de protection, à Nice, le 17 mars 2020 © Éric Gaillard, Reuters

Le ministre de la santé français, Olivier Veran, a déclaré samedi que près de deux milliards de masques avaient été commandé auprès de la Chine. Une commande qui pourrait faire évoluer les recommandations sanitaires en France concernant les masques.

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Vers un volte-face du gouvernement en matière du port des masques sanitaires en France ? Samedi 4 avril, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a confirmé que la France poursuivait ses efforts pour s'approvisionner en masques. Ses commandes auprès de fabricants en Chine atteignent désormais près de deux milliards d'exemplaires.

"Sur les masques que nous avons commandés en Chine, on doit être pas loin des deux milliards, et on continue de passer des commandes", a assuré le ministre dans une interview au média en ligne Brut.

"Les commandes de masques que nous avons passées sont bien plus importantes que ce que nous recevons" et sont soumises à une "compétition mondiale", a-t-il souligné, rappelant les efforts de la France, pour, parallèlement, renforcer sa production nationale de masques de protection.

Mercredi, Olivier Véran avait assuré que la France avait commandé "plus d'un milliard et demi de masques en France et à l'étranger", lors d'une audition en visioconférence par la toute nouvelle mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion gouvernementale de la crise.

Vers une recommandation du port du masque ?

Le ministre a par ailleurs été interrogé sur l'évolution des recommandations des autorités sanitaires, qui conseillent désormais à la population le port de "masques alternatifs" en tissus, tandis que ceux à usage médical doivent rester réservés à ceux qui en ont le plus besoin, à commencer par les professionnels de santé et les patients.

Selon lui, l'épidémie de coronavirus va entraîner un changement des "conduites sanitaires" en France et dans d'autres pays, où le port de masques par le grand public n'était jusqu'ici pas répandu, et parfois mal accueilli, contrairement à certains pays asiatiques.

Une position qui a beaucoup évolué par rapport à celle du 19 mars. Lors des questions au gouvernement, Olivier Véran avait notamment affirmer : "Celles et ceux qui ne se voient pas recommander l’utilisation des masques, ne doivent pas en porter."

"On doit être capable de produire des masques pour des personnes qui ne sont pas des soignants, qui sont des personnes en deuxième ligne, qui vont être  contact avec le public, voire demain de proposer à tout le monde de porter une protection... On est en train de discuter de cela avec le conseil scientifique, les experts de virologie, les agences sanitaires, on est en train de leur demander de réévaluer la doctrine", explique désormais le ministre de la Santé

"C'est en constante évolution", a-t-il affirmé.

Avec AFP

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