Coronavirus : Boris Johnson admis en soins intensifs "mais pas sous respirateur"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson photographié lors de sa première conférence de presse sur le coronavirus, à Londres, en Grande-Bretagne, le 25 mars 2020.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson photographié lors de sa première conférence de presse sur le coronavirus, à Londres, en Grande-Bretagne, le 25 mars 2020. © Andrew Parsons/Pool via Reuters

Contaminé par le Covid-19, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a été admis en soins intensifs, lundi soir, où il a reçu de l'oxygène. Son entourage assure qu'il ne se trouve pas sous respirateur. Le Premier ministre sera remplacé par son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, "là où nécessaire". 

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Hospitalisé dimanche pour des tests complémentaires, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, contaminé au coronavirus, a été transféré en soins intensifs lundi 6 avril, a annoncé son porte-parole.

"Au cours de l'après-midi, l'état de santé du Premier ministre s'est détérioré et, sur le conseil de son équipe médicale, il a été transféré au service des soins intensifs de l'hôpital", a indiqué le porte-parole. "Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab (...) de le remplacer là où nécessaire", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Michael Gove, numéro deux de facto du gouvernement, a précisé mardi les conditions dans lesquelles il était hospitalisé. "Le Premier ministre a reçu un soutien en oxygène et il reste sous étroite surveillance", mais il n'a "pas été placé sous respirateur", a-t-il indiqué sur la radio LBC.

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Le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab s'est engagé de son côté à agir pour "vaincre le coronavirus". "Le gouvernement va apporter toute son attention pour s'assurer que les instructions du Premier ministre, et les mesures prévues pour vaincre le coronavirus et permettre au pays tout entier de traverser ce défi, soient suivies d'effet", a-t-il déclaré sur la BBC, assurant que le chef du gouvernement se trouvaient "entre de bonnes mains" à l'hôpital St Thomas, à Londres.

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Messages de soutien

De son côté, le président Emmanuel Macron a apporté son "soutien" au Premier ministre britannique, lui souhaitant "de surmonter cette épreuve rapidement".

Le président américain Donald Trump a pour sa part souhaité un prompt rétablissement à son "ami" : "Nous avons été très tristes d'apprendre qu'il avait été placé en soins intensifs il y a peu de temps. Tous les Américains prient pour son rétablissement", a-t-il déclaré.

"Mes pensées vont vers le Premier ministre Boris Johnson et sa famille ce soir. Je lui souhaite un prompt et total rétablissement", a de son côté tweeté Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.

"Symptômes persistants depuis dix jours"

Après avoir été diagnostiqué il y a dix jours, Boris Johnson, 55 ans, dirigeant le plus éminent à avoir été contaminé par le virus, a été hospitalisé dimanche soir et placé sous oxygène pour subir de nouveaux examens, ont annoncé ses services, précisant qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution".

Sa compagne Carrie Symonds, qui est enceinte, a indiqué avoir elle aussi souffert de symptômes de la maladie pendant une semaine, mais être en voie de guérison.

Selon le Guardian, "Johnson était plus gravement malade que lui ou ses fonctionnaires n'étaient prêts à l'admettre, et a été vu par des médecins inquiets de sa respiration." Certains commentateurs jugeaient que le chef du gouvernement aurait dû se reposer.

Critiques

Triomphant aux législatives de décembre avec la promesse de mettre en œuvre le Brexit, Boris Johnson a été critiqué dans cette crise pour avoir tardé à prendre sa mesure, rechignant longtemps à adopter des mesures de confinement. Le dirigeant lui-même s'était vanté début mars de continuer à "serrer la main à tout le monde", y compris dans un hôpital où se trouvaient des patients victimes du Covid-19. 

Depuis, l'exécutif a décrété un confinement général d'au moins trois semaines le 23 mars, bâti en catastrophe des hôpitaux de campagne pour soulager un système de santé débordé, promis de décupler les tests qui manquent cruellement et débloqué des sommes gigantesques pour répondre au marasme économique et social.

Le Covid-19 a déjà tué près de 5 000 personnes au Royaume-Uni. Lors d'une rare allocution, la reine Elisabeth II s'est adressée directement aux Britanniques dimanche soir pour les inciter à la résilience collective et leur insuffler un message d'espoir.

Avec AFP

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