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A New York, modeste hommage au personnel hospitalier mort du virus

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New York (AFP)

Avec des fleurs, des bougies électriques disposées en forme de coeur, des photos et de brefs discours, ils ont rendu hommage vendredi à leurs collègues - infirmiers, médecins et autres employés des hôpitaux new-yorkais - morts du coronavirus depuis le début de l'épidémie qui ravage New York.

Ils s'appelaient Kious Kelly, Mike Coker, Christine Hunt, Susan Sisgundo, Frank Gabrin, Daisy Dornila... Une quinzaine de noms ont été égrenés dans le froid par autant de leurs collègues, qui ont déposé leurs photos sur le trottoir, devant l'un des hôpitaux du groupe Mount Sinai, à l'ouest de Manhattan.

"Nous sommes venus honorer, prier et nous souvenir de nos héros tombés", a lancé une infirmière, Joanne Mee Wah Loo, devant le petit groupe de personnes venues assister à cette modeste cérémonie dans un vent glacial.

Personne ne sait précisément combien de soignants sont morts depuis le début de l'épidémie à New York, ville la plus touchée des Etats-Unis avec près de 95.000 personnes infectées et plus de 5.800 décès.

Mais c'est dans cet hôpital notamment qu'est mort fin mars le premier infirmier new-yorkais connu à mourir du coronavirus, Kious Kelly.

"C'était un type bien, qui travaillait dur, qui aimait vraiment ce qu'il faisait", dit Lenore Leiba, infirmière qui le connaissait. "C'est important de célébrer sa vie, leurs vies... Ils ne pensaient pas à leur propre vie, ils pensaient aux autres".

- "Inhumain" -

Tirzah Caraballo, secrétaire médicale à l'hôpital de Montefiore, dans le Bronx, était elle venue honorer plus spécialement Christine Hunt, morte dimanche dernier après avoir travaillé 35 ans comme réceptionniste à cet hôpital.

"Elle était notre mère, notre amie, notre soeur", a-t-elle dit. "On lui a refusé des équipements de protection parce qu'elle était secrétaire (...) et c'est pour ça qu'elle n'est plus là."

Au début, les masques "étaient réservés aux infirmiers et aux médecins", explique-t-elle, reconnaissant qu'il y en a désormais pour tout le monde.

"Oui, les choses se sont améliorées, mais nous avons perdu tant de gens", dit-elle. "Il n'aurait jamais fallu devoir décider qui reçoit un masque, qui n'en reçoit pas, c'est inhumain".

La cérémonie n'a duré qu'une quarantaine de minutes. Elle a commencé à 19H00 locales (23h00 GMT), l'heure où retentissent, à New York, les applaudissements pour le personnel soignant. Un camion de pompiers s'est arrêté, dont plusieurs ont pris le temps d'applaudir, ainsi que quelques passants.

"Merci d'être venus", a lancé Judy Sheridan-Gonzalez, présidente de l'association des infirmières de l'Etat de New York, présente à la cérémonie. "Nous espérons que nous n'aurons pas à refaire ça".

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