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Trump: les Etats-Unis feront le "nécessaire" pour aider Boeing

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New York (AFP)

Le président américain Donald Trump a réitéré vendredi que le gouvernement fédéral ferait le "nécessaire" pour aider Boeing, qui réclame à l'Etat des milliards de dollars de prêts garantis pour survivre à la pandémie ayant réduit comme peau de chagrin le transport aérien.

"Nous ferons tout ce qui est nécessaire" pour aider Boeing, qui représente à lui seul environ 1% du PIB américain, a déclaré le locataire de la Maison Blanche lors de son point presse quotidien sur la crise sanitaire.

L'avionneur, toujours englué dans la crise du 737 MAX, s'est attaché les services des banques d'affaires Lazard et Evercore pour le conseiller dans des négociations avec les autorités américaines sur un possible renflouement, ont indiqué vendredi à l'AFP des sources proches du dossier.

Les discussions entre Boeing et le Trésor, chargé de répartir les 2.200 milliards de dollars du plan de sauvetage de l'économie américaine, devraient débuter aux alentours de fin avril, a ajouté une de ces sources sous couvert d'anonymat.

"Boeing n'a pas encore (officiellement et formellement) demandé l'aide mais ils vont le faire"", a confirmé M. Trump, ajoutant que "ce n'est pas le bon moment pour vendre des avions".

Si le géant de Seattle n'a pas encore déposé le dossier auprès des autorités, Boeing réclame au moins 60 milliards de dollars sous la forme de prêts garantis pour lui et ses 17.000 sous-traitants américains. Le secteur aéronautique emploie environ 2,5 millions de personnes aux Etats-Unis, affirme l'avionneur.

- Entente? -

Environ 17 milliards de dollars dans le plan d'aide semblent avoir d'ores et déjà été réservés au constructeur aéronautique, dont la dette s'élevait à 27,3 milliards au 31 décembre et qui doit en outre finaliser le rachat des activités civiles du groupe brésilien Embraer.

Seul hic: les discussions risquent d'achopper sur ce que l'Etat devrait recevoir en échange de son aide.

David Calhoun, le directeur général de Boeing, a déjà rejeté toute arrivée au capital du gouvernement fédéral, une hypothèse avancée par des élus démocrates.

A titre de comparaison, outre une prise de participation au capital, le Trésor demande, dans ses négociations avec les compagnies aériennes, que les entreprises intéressées par l'aide publique s'engagent à préserver les emplois jusqu'au 30 septembre, d'après des sources industrielles.

Or Boeing envisage de supprimer, d'après le Wall Street Journal (WSJ), 10% de ses effectifs dans la division aviation civile, dont les usines sont à l'arrêt pour une durée indéterminée à cause des mesures de confinement destinées à endiguer l'épidémie de Covid-19.

Anticipant des tensions avec le Trésor, Boeing a également demandé à Lazard et Evercore d'explorer des sources de financement privées, comme des sociétés de capital investissement ou des fonds, a fait savoir une autre source.

Contacté par l'AFP, Boeing n'a pas souhaité commenter.

Le constructeur aéronautique occupe une place de choix dans l'économie américaine. Non seulement il est le premier exportateur du pays mais il produit aussi des équipements militaires (tankers, chasseurs) et spatiaux importants pour la sécurité nationale.

Par conséquent, une majorité d'experts s'attend à ce que le Trésor et le groupe trouvent un terrain d'entente.

Une des possibilités serait que le gouvernement fédéral achète de la dette émise par Boeing, spéculent des analystes financiers.

Outre la pandémie, Boeing reste confronté aux déboires du 737 MAX, cloué au sol depuis plus d'un an après deux accidents ayant fait 346 morts. La facture dépasse déjà les 18 milliards de dollars et devrait grimper.

Le vol de certification du 737 MAX modifié, qui est nécessaire pour la remise en service de cet avion, initialement prévu en avril, a été repoussé en mai, ont dit à l'AFP en début de semaine des sources proches du dossier.

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