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Coronavirus : week-end pascal inédit sous le signe du confinement

Des travailleurs pulvérisant du désinfectant à l'extérieur de l'église Sainte Nedelya, à la suite de l'épidémie de coronavirus (COVID-19), avant les services orthodoxes du dimanche des Rameaux à Sofia, Bulgarie, le 11 avril 2020.
Des travailleurs pulvérisant du désinfectant à l'extérieur de l'église Sainte Nedelya, à la suite de l'épidémie de coronavirus (COVID-19), avant les services orthodoxes du dimanche des Rameaux à Sofia, Bulgarie, le 11 avril 2020. REUTERS - STOYAN NENOV

À l'heure où les bilans du Covid-19 s'alourdissent, notamment aux États-Unis, des centaines de millions de chrétiens, reclus chez eux comme la moitié de l'humanité, ont entamé des célébrations inédites, sans fidèles pour célébrer les fêtes de Pâques. 

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Le monde entame samedi 11 avril un week-end pascal inédit, sans processions ni messes traditionnelles.

Le bilan de la pandémie, qui poursuit sa progression fulgurante et a franchi le cap des 100 000 morts dans le monde, s'est particulièrement alourdi aux États-Unis, qui ont enregistré un triste record de plus de 2 100 nouveaux morts en 24 heures.

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Messes en confinement

Pour la fête la plus importante de la tradition chrétienne, c'est sur écran que les fidèles suivront les messes d'un pape François confiné. Ils suivront aussi de chez eux la messe de dimanche, qui clôt la semaine pascale. 

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"Seigneur, ne nous laisse pas dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, protège-nous du bouclier de ton pouvoir", a murmuré le pape, lors du traditionnel rite du "Chemin de Croix" retransmis en mondovision depuis une place Saint-Pierre vide vendredi soir. 

À Jérusalem, pour la première fois en plus d'un siècle, le Saint-Sépulcre sera fermé au public durant tout le week-end pascal. Une simple messe à huis clos y a été célébrée pour le vendredi saint, qui commémore la crucifixion du Christ.  

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Outre les États-Unis, les bilans de la pandémie se sont aggravés en France (plus de 13 000 morts) et au Royaume-Uni, où un millier de personnes ont succombé en une journé. Le nombre des décès causés par la pandémie du covid-19 a également triplé en huit jours en Belgique avec 3 019 morts enregistrés. Le Brésil a dépassé les 1 000 morts vendredi. 

La timide tendance à la baisse de la tension hospitalière dans plusieurs pays montre toutefois que le confinement commence à porter se fruits. Et l'Espagne (près de 16 000 morts au total) a annoncé vendredi son plus bas nombre de morts quotidiens depuis le 24 mars, avec 605 décès. 

"Résurgence mortelle"  

Pas question pour autant de baisser la garde. Le gouvernement britannique a exhorté au respect du confinement malgré un week-end ensoleillé. 

Le confinement a été prolongé en Irlande comme en Italie jusqu'à début mai. Et la Turquie, qui déplore aussi un millier de morts, a confiné 31 villes pendant tout le week-end. 

Alors que certains pays européens se préparent à la sortie du confinement, dans le sillage de la Chine, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné qu'une levée trop rapide des restrictions "pourrait entraîner une résurgence mortelle" de la pandémie.  

Des experts mettent également en garde. "Le pire scénario serait une sorte de fête de la victoire avec tout le monde dans la rue, en train de s'embrasser et de se congratuler", prévient David Lalloo, directeur de l'École de médecine tropicale de Liverpool. 

Pour minorer les risques de l'après-confinement, le gouvernement allemand s'apprête à lancer une application mobile, inspirée de Singapour, pour faciliter le suivi individuel des cas et l'identification des chaînes de contamination, alors que l'exploitation des données issues des smartphones suscite un vif débat. 

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Ebola

En RD Congo, aussi touchée par le virus, la résurgence de la fièvre Ebola, avec un nouveau cas détecté à Beni, dans l'est, à trois jours de la proclamation officielle prévue de la fin de l'épidémie, suscite l'inquiétude. 

Le drame pourrait également empirer au Yémen. En guerre depuis cinq ans, et théâtre de l'une des pires crises humanitaires, le pays a annoncé vendredi un premier cas de contamination de nouveau coronavirus. 

Alors que les hommes sont confinés, les animaux eux continuent d'en profiter. Après les dauphins dans les canaux de Venise ou les canards dans les rues de Paris, des rorquals ont fait leur réapparition au large de Marseille, le long des côtes françaises de la Méditerranée. 

Pour l'astronaute américaine Jessica Meir, qui retrouvera la semaine prochaine une Terre bouleversée après sept mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS), "c'est assez surréaliste de voir ce qu'il se passe sur la planète en dessous de nous". "J'ai peur de me sentir plus isolée sur Terre qu'ici"...                     

 Avec AFP

     

    

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