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Application StopCovid: Cédric O "optimiste mais pas totalement certain"

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Paris (AFP)

Le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O est "optimiste mais pas totalement certain" de l'utilité du projet d'application pour smartphones StopCovid dans la lutte contre le coronavirus, a-t-il déclaré mardi devant la commission des affaires économiques du Sénat.

L'application StopCovid doit permettre, si elle est déployée, à l'utilisateur d'être prévenu s'il a croisé une personne contaminée par le virus.

Son principe consiste à stocker sur son smartphone pendant une durée définie l'identifiant de tous les smartphones détectés à proximité grâce à la technologie sans fil Bluetooth.

Le problème, a expliqué Cédric O aux sénateurs, est que la technologie Bluetooth ne permet pas en soi de mesurer exactement la distance entre deux smartphones.. et donc de savoir s'il y a un réel risque de contamination ou non entre les porteurs des appareils.

"C'est l'objet d'un travail très intense que nous menons avec les Allemands, qui ont un peu d'avance sur nous mais qui ont partagé leur expertise avec nous", a-t-il indiqué.

"Est-ce que nous allons réussir à avoir quelque chose qui soit suffisamment précis pour que cela serve son objectif épidémiologique, je suis optimiste mais pas totalement certain", a-t-il dit.

Google et Apple, qui détiennent les deux grands systèmes d'exploitation de smartphones dans le monde, ont annoncé vendredi qu'ils travaillaient ensemble pour faciliter la mise en œuvre de ce genre d'applications.

Mais "ils n'ont pas expliqué exactement ce qu'ils prévoyaient", a indiqué Cédric O.

"Toute aide peut être bienvenue (...) mais elle doit se faire aux conditions des gouvernements" des pays concernés, a prévenu M. O.

"Nous avons des échanges techniques avec Apple et Google et des échanges en parallèle avec le gouvernement allemand sur la manière dont on peut progresser dans les jours prochains", a-t-il dit.

Emmanuel Macron a déclaré lundi qu'il souhaitait un débat au Parlement d'ici le 11 mai sur les techniques de traçage des données des téléphones pour lutter contre le Covid-19.

"Cette épidémie ne saurait affaiblir notre démocratie ni mordre sur quelque liberté", a-t-il ajouté alors que le traçage est critiqué par des associations de protection de la vie privée et jusque dans les rangs de la majorité.

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