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La croissance française encore revue à la baisse en raison de la crise du Covid-19

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse, le 25 mars 2020.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse, le 25 mars 2020. REUTERS - POOL New

Le gouvernement français prévoit un recul de 8 % du produit intérieur brut (PIB) en France en 2020, a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, tandis que le déficit et la dette se creuseront encore plus qu'anticipé.

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Le gouvernement français a revu à la baisse, mardi 14 avril, sa prévision de croissance et s'attend à un déficit public encore plus important pour cette année, rendant caduques les prévisions évoquées la semaine dernière.

"Nous aurons une prévision de croissance qui sera fixée à -8 % pour le projet de loi finance rectificative", qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres, a déclaré sur RMC/BFMTV le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, au lendemain de l'annonce de la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai.

Dans le même temps, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin indiquait qu'en conséquence, le déficit public se creuserait plus que prévu, à environ 9 % du PIB tandis que la dette augmenterait à 115 %.

"Chaque jour, chaque semaine de confinement (...) fait effectivement aggraver les finances publiques", a-t-il affirmé sur Franceinfo.

Ces prévisions vont dans le même sens que celles du Fonds monétaire international (FMI) qui a publié mardi son dernier rapport sur les perspectives mondiales. Il y prévoit une chute record du PIB de 7,5 % en 2020 dans la zone euro, et plus précisément de 7,2 % en France.

"On n'est pas arrivés à la fin de cette crise du Covid-19"

Il y a moins d'une semaine, les deux ministres dévoilaient déjà des prévisions historiquement mauvaises pour l'économie française cette année, conséquence de la quasi mise à l'arrêt de l'économie et d'un plan d'urgence plus que doublé à 100 milliards d'euros pour soutenir les entreprises et les salariés. Ils prévoyaient une contraction du PIB de 6 %, un déficit public de 7,6 % et une dette de 112 %.

Le plan d'urgence est désormais relevé, avec notamment une augmentation du budget consacré au chômage partiel, estimé désormais à 24 milliards d'euros contre 20 milliards précédemment.

Le fonds de solidarité dédié aux très petites entreprises et aux indépendants est lui doté de 1 milliard d'euros supplémentaire, soit 7 milliards au total. Au-delà du maintien des 1 500 euros pour les entreprises ayant une chute de plus de 50 % de leur chiffre d'affaires, le "deuxième étage" du dispositif "va être porté de 2 000 à 5 000 euros" pour les  entreprises menacées de faillite, a déclaré Bruno Le Maire.

"On n'est pas arrivés à la fin de cette crise du Covid-19. Les chiffres que je vous donne et que donne le ministre de l'Économie, sont indicatifs", a précisé pour sa part Gérald Darmanin.

Il a jugé "tout à fait possible" qu'ils soient encore revus, car "nous ne connaissons pas exactement la fin du confinement, même si on a un objectif donné par le président de la République, (et) on ne connaît pas exactement la façon dont on va déconfiner", a-t-il ajouté.

Lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai, et évoqué un déconfinement progressif après cette date, avec notamment la réouverture des écoles et la reprise d'une activité économique.

Avec AFP et Reuters

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