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Gérard Pont, boss des Francos, n'aurait "jamais imaginé" l'annulation

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Paris (AFP)

"Je vis un moment que je n'aurais jamais imaginé vivre", confie à l'AFP Gérard Pont, le patron des Francofolies, un des rendez-vous majeurs de l'été musical en France, annulé en raison des contraintes liées à la pandémie.

Q: Comment vivez-vous cette annulation?

R: "Je vis un moment que je n'aurais jamais imaginé vivre. Ce n'est même pas sûr que je réalise encore. Notre président de la République ne nous a pas autorisé à faire la fête cette année (le festival était prévu du 10 au 14 juillet à La Rochelle) et il a de bonnes raisons pour cela. Je suis conscient de la situation. Mais je suis d'un naturel optimiste, je me disais que nous pourrions peut-être le faire cet été en fonction des dates pour le déconfinement. Nous misons sur des artistes français, donc nous étions moins dépendants des artistes étrangers qui annulent leur tournée européenne. Et notre +Barnum+ peut se monter en 15 jours, car nous avons déjà des remparts d'un côté et la mer de l'autre. Nous n'avions pas encore vendu tous les billets, mais les 45.000 billets de la grande scène étaient déjà partis en février, ça s'annonçait bien...".

Q: Quelles vont être les conséquences, entre les pertes pour le festival, les emplois de l'évènement, les retombées pour la ville?

R: "Notre festival a un budget de 6 millions d'euros, pour les pertes, il est encore trop tôt entre le discours du président lundi soir et la décision arrêtée ce matin. Le festival emploie 500 personnes environ. Ca va être une période compliquée pour les techniciens, les intermittents... On a une pensée pour eux. Pour la ville, on parle de retombées de 15 à 20 millions d'euros, mais c'est bien plus que ça en vérité. Les retombées touristiques pour la région doublent ainsi le temps du festival".

Q: Avez-vous des craintes pour l'édition 2021?

R: "Non. D'abord car je ne suis pas pessimiste, je le redis. Les Francos existeront en 2021. Déjà, il y a des bons signes. Aucun partenaire de l'évènement ne nous a appelé pour se désister pendant le confinement. Aucun festivalier n'avait demandé à se faire rembourser quand tout cela a commencé. Et ce matin, on a déjà eu des confirmations orales d'artistes programmés cette année pour revenir en 2021. C'est trop tôt pour donner des noms, mais je suis assez épaté".

(Propos recueillis par Philippe GRELARD)

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