Rugby: Beaumont promet un audit de World Rugby en cas de réélection

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Londres (AFP)

Le président de World Rugby, l'ancien capitaine anglais Bill Beaumont, a promis mardi un audit indépendant sur la gouvernance de l'instance qui gère le rugby mondial, s'il est réélu à sa tête fin avril.

"Notre objectif est d'avoir une fédération internationale plus représentative et plus diversifiée qui soit davantage au service de la discipline, pas une (instance) qui soit perçue comme le soutien de la +vieille garde+", a expliqué Beaumont dans sa profession de foi.

Avec le président de la fédération française Bernard Laporte comme colistier, Beaumont propose, "pour atteindre notre objectif d'une fédération internationale avec une vision claire (...), un audit élargi de notre gouvernance mené par deux personnalités indépendantes", afin d'apporter "des idées et un point de vue nouveaux".

Pour l'élection qui se déroulera le 26 avril par vote électronique des délégués du Conseil et dont les résultat seront annoncés le 12 mai, Beaumont (68 ans) aura face à lui son ancien vice-président, l'Argentin Agustin Pichot (45 ans), avec un programme résolument réformateur.

Pichot souhaite notamment revoir le calendrier international afin de permettre aux nations émergentes de poursuivre leur progression et de les voir un jour, peut-être, rivaliser avec les nations traditionnelles.

Beaumont avait, lui, plaidé pour un championnat mondial entre nations avec un système de relégation qui n'avait pas convaincu les pays du Tournoi des six nations, au premier rang desquelles l'Irlande et l'Écosse.

"Pour que le rugby prospère, il faut qu'il devienne un sport global et déborde de ses territoires traditionnels", a plaidé Beaumont.

Mais pour le moment, la pandémie de Covid-19 constitue "le plus grand défi auquel le rugby a été confronté ces dernières années", a estimé le président de World Rugby.

La fédération australienne a ainsi chiffré à 74 millions de dollars (67 M EUR) ses pertes si les test-matches de juillet contre l'Irlande et les Fidji devaient être annulés.

Il n'est d'ailleurs même pas certains que la situation sanitaire permette un relâchement des conditions de confinement par les gouvernements, autorisant le déroulement des lucratives tournées de novembre.

"World Rugby doit revoir sa politique financière et ne plus s'appuyer uniquement sur les nations qui ont traditionnellement soutenu la discipline", a-t-il jugé.