Travailler plus après le confinement: le Medef referme le débat

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Paris (AFP)

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, confronté à l'hostilité des syndicats, a refermé mardi le débat sur un allongement du temps de travail après le confinement qu'il avait ouvert samedi.

Une augmentation du temps de travail "ne peut se faire que dans le dialogue social avec les syndicats, par entreprise : j'ai lu leur réponse, donc le débat est clos d'une certaine manière, puisqu'ils ont tous répondu plus ou moins fortement qu'il n'en était pas question", a expliqué sur Europe 1 le dirigeant de la principale organisation patronale française.

Samedi, dans un entretien au journal Le Figaro, le patron des patrons avait jugé qu'"il (faudrait) bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire".

Car "l'important, c'est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d'effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020", évaluées à 8% du PIB français.

"Cette proposition de travailler plus, c'est totalement indécent", s'était indigné dimanche sur France 2 le numéro 1 de la CFDT Laurent Berger, tandis que plusieurs syndicats critiquaient une initiative "déplacée".

"Sur le +travailler plus+, entendons-nous bien: ce que j'ai dit, c'est que j'espère que dans quelques mois la demande repartira", s'est justifié M. Roux de Bézieux.

"On peut espérer qu' après l'été ou en septembre, des entreprises auront du retard de production à rattraper. Et l'idée était de travailler plus pour gagner plus, pas de travailler plus pour gagner moins, comme je l'ai lu", a ajouté le patron du Medef, qui espère trouver "quand même un espace de discussion à la rentrée" avec les syndicats.