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La date de récouverture des sites d'Amazon France encore "inconnue", selon son directeur

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Paris (AFP)

La date de réouverture des sites français d'Amazon, fermés à partir de jeudi à la suite d'une décision de justice enjoignant le géant américain de limiter son activité, est encore "inconnue", a affirmé son directeur général France.

"Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (jeudi, NDLR) la date à laquelle nous allons rouvrir", a déclaré Frédéric Duval au micro de RTL.

"La durée de fermeture de nos centres aujourd'hui m'est inconnue et nous faisons tout notre possible pour qu'elle soit la plus courte possible", a-t-il ajouté.

A la suite de la décision du tribunal de justice de Nanterre mardi, enjoignant Amazon France de limiter son activité dans l'attente d'une évaluation des risques face au coronavirus, un comité social et économique (CSE), convoqué mercredi, s'est prononcé par 14 voix sur 18 votants en faveur de cette fermeture pour nettoyer les sites et évaluer les risques.

Les salariés et intérimaires (près de 10.000 personnes) seront payés à 100% pendant cette période de cinq jours selon la direction, qui a précisé que le recours au chômage partiel avait été "évoqué", mais que ses "modalités d'application n'ont pas été définies".

"La fermeture des entrepôts, c'est ce que nous avions demandé au tribunal à titre principal", a rappelé le syndicat SUD, à l'origine de la plainte.

"L'action syndicale qui a conduit à ce résultat va avoir des conséquences qui sont très importantes pour de nombreuses personnes en France, pour nos millions de clients qui utilisent nos services pour recevoir chez eux des produits en cette période de confinement, pour nos employés qui vont rester chez eux, et pour les milliers de TPE et PME françaises qui utilisent nos services pour faire leur activité en expédiant par l'intermédiaire d'Amazon", a affirmé M. Duval à RTL.

"La justice nous demande de nous focaliser sur trois catégories: l'hygiène, les produits médicaux et la nourriture mais c'est d'une ambiguïté énorme", a-t-il estimé. "Je ne sais pas définir exactement qu'est-ce qu'un produit d'hygiène: est-ce qu'un coupe-ongle en est un ? Est-ce qu'un préservatif est un produit médical? Je ne sais pas le dire".

"Dans ces conditions, compte tenu de l'amende qui nous est infligée (un million d'euros par infraction constatée, NDLR), nous sommes dans l'obligation de fermer nos sites", a-t-il souligné.

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