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Le chanteur Christophe, interprète d'"Aline" et "Les Mots bleus", est mort

Le chanteur Christophe le 11 décembre 2019 à Paris
Le chanteur Christophe le 11 décembre 2019 à Paris © Joël Saget, AFP

Le chanteur français Christophe est décédé à l'âge de 74 ans des suites d'une maladie pulmonaire, a annoncé sa famille dans la nuit de jeudi à vendredi. Le célèbre moustachu aux cheveux mi-longs était hospitalisé depuis la fin du mois de mars.

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La famille du chanteur Christophe a annoncé son décès, dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 avril. L'interprète des incontournables "Aline" et "Les Mots bleus" est mort à l'âge de 74 ans des suites "d'un emphysème", une maladie pulmonaire.

Daniel Bevilacqua, de son vrai nom, avait été hospitalisé et admis en réanimation le 26 mars dans un hôpital parisien en raison d'une "insuffisance respiratoire", avant d'être transféré à Brest. "Christophe est parti. Malgré le dévouement sans faille des équipes soignantes, ses forces l'ont abandonné. Aujourd'hui, les mots se lézardent ... et tous les longs discours sont bel et bien futiles", écrivent dans un communiqué son épouse Véronique Bevilacqua et sa fille Lucie.

Covid-19 : la famille ne confirme pas

Véronique Bevilacqua n'a jamais fait mention de la maladie Covid-19 dans ses communiqués, et, interrogée au téléphone par l'AFP dans la nuit de jeudi à vendredi, elle a souligné qu'il était décédé "des suites d'un emphysème", une maladie pulmonaire. Le Parisien avait affirmé au moment de l'hospitalisation de Christophe que celui-ci avait été testé positif au coronavirus, ce que l'agent du chanteur n'avait pas confirmé.

"Aline", tube instantané, datait de 1965, mais le moustachu aux cheveux mi-longs était toujours dans l'air du temps et son aura incomparable intacte. Ses récents albums "Christophe, etc", volumes 1 et 2, sortis l'an passé, où il reprenait ses standards avec des interprètes de toutes générations, sont là pour le prouver.

Hommages

Jean-Michel Jarre, qui avait écrit les textes de deux des ses albums majeurs - et leurs morceaux phares - "Les Paradis Perdus" (1973) et "Les Mots bleus" (1974), a déclaré à l'AFP qu'il avait "perdu un membre" de sa "tribu". "C'était plus qu'un chanteur, c'était un couturier de la chanson", développe le musicien, pour qui les circonstances de ce deuil sont très douloureuses : "On ne peut pas lui dire au revoir à cause de ce putain de virus."

"Avec la disparition de Christophe, la chanson française perd une part de son âme, mais le bleu doux-amer de ses chansons est indélébile", a tweeté le ministre de la Culture, Franck Riester.

"Le dernier des Bevilacqua est parti rejoindre les paradis perdus. Merci pour ce bout de chemin inoubliable", a écrit sur Facebook Pascal Nègre, ex-PDG d'Universal Music France, en référence à deux chansons de Christophe.

"Des beaux bas"

Avec son sens de la formule, Christophe résumait ainsi les affres de l'écriture musicale : "Je connais mes hauts et mes bas, j'ai eu des beaux bas". Infatigable, il travaillait déjà sur "un nouvel album original, 10 chansons, pas plus, qui a bien démarré aussi". 

Pour parler de ses créations, celui que son amour de la vitesse avait privé de permis depuis longtemps conviait les journalistes au cœur de la nuit dans son appartement-musée, entre sa collection de juke box et sa table de poker.

"Il vivait confiné avant l'heure (rires), se souvient Jean-Michel Jarre. Quand on travaillait ensemble, on passait les nuits en studio, pendant trois-quatre mois, à la recherche du son ultime".

Avec AFP

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