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Wall Street hésite après les chiffres des allocations chômage

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New York (AFP)

Wall Street évoluait jeudi en ordre dispersé après un rapport faisant état d'un nombre toujours historiquement élevé de nouveaux inscrits au chômage aux Etats-Unis même s'il est en baisse par rapport à la semaine précédente.

Vers 14H30 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, reculait de 0,768% à 23.344,48 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait en revanche de 0,74% 8.455,50 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, cédait lui 0,06%, à 2.781,72 points.

La Bourse de New York s'était nettement repliée mercredi, ébranlée par des indicateurs reflétant que l'économie américaine était plus affectée que prévu par la pandémie: le Dow Jones avait reculé de 1,86% et le Nasdaq de 1,44%.

Les Etats-Unis ont compté la semaine dernière 5,2 millions de nouveaux demandeurs d'allocations chômage, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. Quelque 6,6 millions d'inscriptions avaient été enregistrées la semaine précédente.

Selon Patrick O'Hare de Briefing.com, la réaction spontanée de la Bourse à ces données avait toutefois peu d'importance.

"L'enseignement clef est que le marché du travail est complètement ravagé en ce moment. Un travail avec une rémunération correcte est ce qu'il faut pour soutenir une économie très dépendante des dépenses de consommation", juge M O'Hare.

Parmi les autres données publiées jeudi, les mises en chantier de logements privés aux Etats-Unis ont chuté de plus de 22% en mars, clairement lestées par la propagation du virus et les mesures des confinement à travers le pays.

L'activité manufacturière de la région de Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) a elle dégringolé en avril, selon l'indice de l'antenne locale de la Réserve fédérale (Fed).

Ces différentes statistiques "s'additionnent pour montrer un ralentissement plus important que prévu en mars, suivi par une dégringolade en avril", note Christopher Low de FHN Financial.

La saison des résultats d'entreprises se poursuivait par ailleurs, la banque Morgan Stanley faisant à son tour état du lourd impact de la crise sanitaire sur ses activités dans le sillage de plusieurs de ses rivales. Son titre baissait de 1,21% à Wall Street.

La société de gestion Blackrock (+2,41%) s'est elle montrée confiante pour le reste de l'année, assurant avoir limité les dégâts causés par la pandémie. Le groupe a été choisi par la banque centrale américaine (Fed) pour piloter des programmes d'aide aux entreprises et prodigue ses conseils financiers à d'autres banques centrales.

Selon les estimations du cabinet d'analyse financière Factset, les 500 plus grandes entreprises cotées à Wall Street devraient voir leurs bénéfices trimestriels reculer en moyenne de plus de 13%.

"Les investisseurs oscillent entre l'espoir d'un redémarrage de l'économie et le déluge de données catastrophiques montrant que le mal a déjà été fait", souligne Art Hogan de National dans une note.

Selon l'expert, les acteurs de marché ont surtout porté leur attention cette semaine aux éventuels signes de ralentissement de la pandémie, délaissant quelque peu les statistiques économiques.

"Lorsque nous verrons le nombre de nouveaux cas de contamination atteindre un pic, comme ça s'est produit en Chine, en Corée du Sud et dans certains pays d'Europe, on devrait voir les marchés regagner du terrain", prédit M. Hogan.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette des Etats-Unis reculait à 0,5953% contre 0,6316% la veille à la clôture.

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