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Covid-19 : l’espoir renaît en Italie avec une hausse des guérisons et une baisse des cas graves

L'équipe médicale de l'hopital Policlinico Sant'Orsola-Malpighi à Bologne le 15 avril 2020.
L'équipe médicale de l'hopital Policlinico Sant'Orsola-Malpighi à Bologne le 15 avril 2020. AFP - MIGUEL MEDINA

Plus de 2 500 malades ont été guéris en une journée, a annoncé le patron de la protection civile italienne Angelo Borrelli, vendredi. Alors que le nombre de patients en soins intensifs continue de baisser, le pays européen le plus touché pourrait sortir de la phase aiguë de la pandémie.

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Alors que l’Italie continue d’enterrer ses morts avec 575 nouveaux cas, vendredi 17 avril, pour un total de près de 23 000 décès, l’optimisme renaît dans le pays européen qui compte le plus de cas de Covid-19. 

"Le nombre de décès va baisser", a affirmé, confiant, le patron de la protection civile italienne Angelo Borrelli. Ce dernier a annoncé la guérison de plus de 2 500 malades en une journée : un record depuis le début de la crise.

"Le 3 avril, nous avions 4 068 patients en soins intensifs, aujourd'hui un peu plus de 2 800", chiffre inédit depuis le 20 mars, a de son côté relevé Franco Locatelli, du Conseil supérieur de la santé. Selon lui, "la pression sur les installations hospitalières a été clairement allégée".

Autre signe encourageant, la stabilisation du nombre de malades recensés : un peu moins de 107 000, soit seulement 355 de plus que la veille. Dans plusieurs régions, comme celles de Naples, de Bologne, de Venise, de Florence ou de Rome, ce chiffre baisse.

Et sur plus de 65 000 tests en une journée (autre record), seuls 5 % se sont avérés positifs, indicateur supplémentaire "de l'efficacité des mesures de confinement prises pour contenir la contagion", selon Franco Locatelli.

"Tout cela nous fait prendre conscience du grand travail accompli dans les hôpitaux et de la collaboration des citoyens", s'est félicité Angelo Borrelli.

Amélioration au Sud

Les responsables sanitaires sont désormais confiants qu'ils ont empêché le coronavirus de déferler sur le Sud, ce qui était une crainte majeure en raison de la fragilité des infrastructures sanitaires dans ces régions pauvres.

"Avoir réussi à (y) prévenir la propagation de la contagion" est "désormais un fait solidement étayé par les chiffres", s'est félicité Franco Locatelli. "Treize régions enregistrent un nombre de décès inférieur à deux chiffres", "deux n'enregistrent aucun cas mortel."

Dans son combat contre un regain possible de la contagion, l'Italie a choisi une application de traçage des contacts, "Immuni", qui sera installée sur les téléphones sur la base du volontariat. La Lombardie lancera les tests sanguins le 21 avril.

La perspective du déconfinement

Si les bons chiffres se confirment, "nous devons nous préparer pour rouvrir le 4 mai", a déclaré Atilio Fontana, le gouverneur de cette région, la plus touchée (près de 12 000 morts).

En vigueur depuis le 9 mars, les mesures strictes de confinement sont en vigueur jusqu'au 3 mai. Mais le Premier ministre Giuseppe Conte est soumis à une pression des milieux d'affaires pour faire redémarrer rapidement la troisième économie européenne. Cette semaine, les régions les moins touchées ont été autorisées à un timide retour vers la normalité en ré-ouvrant certains commerces non essentiels.

Pandémie de Covid-19 : en Italie, certains commerces ont rouvert

"Quelque chose doit changer dans les deux prochaines semaines pour les enfants ! Nos enfants ont le droit de jouer !", a déclaré cette semaine la ministre de la Famille, Elena Bonetti.

Mise en garde contre un allègement prématuré des restrictions

Le gouverneur de la région de Naples au sud, Vicenzo De Luca, a mis en garde contre tout allègement prématuré des restrictions imposées à 60 millions d'Italiens, et prévenu qu'il était prêt à "interdire l'entrée" aux habitants venus du Nord.

Signe que la bataille n'est pas gagnée, le ballet des convois militaires s'est poursuivi vendredi, avec 30 corps envoyés à Novare depuis Bergame, ville-martyre dont les services funéraires ne peuvent suivre le rythme des décès.

Précisant que les données qu'il a recueillies dans 1 689 communes ne permettaient pas de tirer des conclusions nationales, l'Institut des statistiques (INSTAT) y a relevé une surmortalité de 20 % entre le 1er mars et le 4 avril par rapport à 2015-2019.

Dans certaines communes du nord, les chiffres sont impressionnants : près de cinq fois plus de décès à Bergame (+382,8 %), quatre fois à Piacenza (309 %), plus de trois fois à Lodi (+261,5 %) et Brescia (+203 %)...

Plus de 10 % des personnes infectées en Italie appartiennent au personnel médical. Les deux-tiers sont des femmes, selon l'Institut supérieur de la Santé (ISS).

Avec AFP

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