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Covid-19 en France : l’application de tracking "StopCovid" ne sera pas prête fin avril

Le secrétaire d'État chargé du numérique Cedric O devant l'Assemblée nationale à Paris, le 3 mars 2020.
Le secrétaire d'État chargé du numérique Cedric O devant l'Assemblée nationale à Paris, le 3 mars 2020. © ©Ludovic Marin, AFP

Alors que doit se tenir fin avril un débat parlementaire sur le traçage des données mobiles dans la lutte contre le coronavirus, le gouvernement a annoncé vendredi que l’application controversée "StopCovid" ne sera pas prête au moment des discussions.  

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Soutenue par le gouvernement français, l’application "StopCovid", qui doit permettre de tracer les données téléphoniques dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, ne sera pas prête pour le débat parlementaire fin avril, a déclaré vendredi 17 avril, le secrétaire d'État chargé du numérique, Cédric O.

"Cette application ne sera pas encore prête lorsqu'elle sera débattue au Parlement les 28 et 29 avril", a-t-il dit  lors d'une audition par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Cet outil, qui devrait permettre à l'utilisateur d'être prévenu s'il a croisé une personne contaminée par le Covid-19, divise la classe politique comme le grand public.

Un vote demandé lors du débat à l'Assemblée

Les députés LR ont demandé, jeudi, un vote de l'Assemblée nationale à l'issue du débat du 28 avril sur les techniques de traçage des données des téléphones.

"Sur un sujet aussi sensible, chaque député doit pouvoir être le garant des libertés publiques", affirment le patron du groupe LR Damien Abad et le député Philippe Gosselin, membre de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), dans un communiqué. 

"Le gouvernement ne doit pas s'assoir sur l'article 34 de la Constitution qui dispose que le Parlement fixe les règles concernant (...) les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques", soulignent les deux élus. "Le rôle du Parlement n'est pas de papoter mais d'assurer le contrôle du respect des libertés individuelles et publiques", insiste Damien Abad.

Le débat se tiendra le 28 avril à l'Assemblée nationale et le 29 au Sénat, sans vote, comme le permet l'article 50-1 de la Constitution.

Une application qui fait débat même dans les rangs de la majorité

La députée ex-LREM Paula Forteza, spécialiste du numérique, a également demandé un vote via une proposition de résolution qu'elle a soumise à ses collègues, a-t-elle indiqué dans un tweet. Ce vote est nécessaire pour "toute application technologique développée par l'État et présentant un risque éthique et sociétal", selon l'élue.

L'absence de scrutin a déjà été vivement critiquée par le secrétaire national d'EELV Julien Bayou ou le député ex-LREM Matthieu Orphelin.

Le projet de traçage des données mobiles est critiqué jusque dans les rangs de la majorité pour ses risques concernant la vie privée de ses utilisateurs, même s'il est présenté comme ne dérogeant pas à la réglementation sur les données personnelles.

Mardi, le secrétaire d'État au Numérique Cédric O s'est dit "optimiste mais pas totalement certain" de l'utilité de ce projet d'application StopCovid dans la lutte contre le coronavirus.

Les développeurs de l’application "StopCovid" sont lancés dans une course contre la montre, puisqu’elle doit être prête avant le 11 mai, date prévue pour une sortie progressive du confinement.

Avec Reuters et AFP

 

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