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Mozambique: RSF "extrêmement préoccupé" par la disparition d'un journaliste

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Maputo (AFP)

L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dite vendredi "extrêmement préoccupée" par la disparition depuis le 7 avril d'un journaliste mozambicain dans l'extrême-nord du pays, en proie à une insurrection islamiste.

"Dans son dernier message envoyé à l'un de ses collègues contacté par RSF", le journaliste de la radio communautaire de Palma (nord) Ibraimo Abu Mbaruco "indique avoir été +entouré de soldats+", explique l'ONG, en demandant aux autorités de faire "toute la lumière sur cette affaire".

La branche mozambicaine d'une autre organisation de défense de la presse, l'Institut des médias d'Afrique australe (Misa), a accusé les militaires d'avoir kidnappé le journaliste.

Ibraimo Abu Mbaruco "a été amené de Palma à Mueda (nord), où l'armée dispose d'une pièce pour les interrogatoires", a affirmé Misa-Mozambique citant un policier travaillant à Palma.

"Les informations récoltées jusqu'à présent indiquent que des militaires ont été témoins et sont peut-être impliqués dans la disparition" du journaliste, a ajouté le responsable du bureau Afrique de RSF, Arnaud Froger.

"Le silence des plus hautes autorités est extrêmement préoccupant et nous craignons que ce journaliste subisse le même sort que certains de ses confrères récemment détenus au secret pendant de longs mois parce qu'ils couvraient les violences qui secouent le nord du Mozambique", a-t-il dit.

"Transformer" la province du Cabo Delgado "déjà ravagée par les violences en trou noir de l’information ne permettra pas de mettre fin à cette insurrection", a-t-il souligné.

Contactées par l'AFP vendredi, les autorités mozambicaines n'ont pas réagi à la disparition du journaliste.

Le Cabo Delgado est en proie depuis 2017 à une insurrection islamiste qui a fait au moins 900 morts, selon un décompte de l'ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), et causé le déplacement de plus de 150.000 personnes, selon les autorités.

Les jihadistes prônent l'application de la loi islamique dans cette province à majorité musulmane.

Depuis 2017, au moins cinq journalistes et militants des droits humains ont été arrêtés par les forces de sécurité.

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