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Mulhouse: une unité post-réanimation Covid pour libérer des lits en réanimation

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Mulhouse (AFP)

L'unité post-réanimation respiratoire qui accueille depuis début avril à l'hôpital de Mulhouse des malades du Covid-19 trachéotomisés, soulage toujours des services de réanimations sur le fil du rasoir, ont souligné vendredi les médecins.

Ceux-ci redoutent l'arrivée d'une "deuxième vague", ont-ils expliqué devant la presse.

Décidée lors d'une cellule de crise réunie le 2 avril, l'ouverture de cette unité est intervenue cinq jours plus tard. Le service qui compte 12 lits et assure une surveillance continue a pris ainsi en un temps record la place d'un service de chirurgie plastique, ont-ils souligné.

"Le but de cette unité est de pouvoir soulager les services de réanimation lourds en prenant des malades qui sont trachéotomisés (...) et qui sont encore sous ventilation artificielle, de manière à pouvoir rapidement les autonomiser", a expliqué son responsable, le Dr Philippe Guiot.

L'hôpital de Mulhouse ne disposait vendredi que de quatre lits vacants en réanimation, selon lui.

Pour les patients de l'unité qui ont a priori passé la phase aiguë mais "sont encore susceptibles de décompenser" et nécessitent une grande intensité de surveillance, 24 aide-soignantes et 24 infirmières sont mobilisées avec un ratio d'une infirmière et une aide-soignante pour 3 patients, contre une pour 12 ou 13 en service de chirurgie standard.

Un infirmier formateur de l'armée, spécialiste des patients trachéotomisés, a participé à la formation des équipes.

En temps normal, ces patients resteraient en réanimation jusqu'à ce qu'ils puissent être "décanulés" et suffisamment autonomisés pour pouvoir rejoindre des services de rééducation.

"Ce sont des patients qui se réveillent de réanimation (...), il est très important de les entourer sur le plan psychologique", bien qu'ils ne puissent pas parler à cause de trachéotomie, a souligné le Dr Franck Decamps, anesthésiste de Pau, venu prêter main forte à Mulhouse.

Une équipe mobile de psychiatres leur rend visite pour les aider "à revenir à une vie normale".

Comme le Dr Decamps, d'autres médecins et des membres du personnel médical et paramédical sont venus en renfort de Pau et de la région Paca dans hôpital qui a été confronté à un afflux de malades du Covid-19 particulièrement précoce et massif.

Bien que la situation s'y améliore depuis la fin du mois de mars, le Dr Guiot a souligné vendredi la "nécessité absolue que les renforts médicaux et paramédicaux continuent à venir au-delà du 11 mai", date annoncée de la levée du confinement. "Les équipes sont épuisées" et il faut pouvoir répondre à une "deuxième vague", a-t-il insisté.

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