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États-Unis : les manifestations anti-confinement se multiplient après les déclarations de Trump

Quelque 400 personnes se sont rassemblées samedi 18 avril 2020 devant le Parlement de Concord, capitale du New Hampshire, pour réclamer la fin du confinement.
Quelque 400 personnes se sont rassemblées samedi 18 avril 2020 devant le Parlement de Concord, capitale du New Hampshire, pour réclamer la fin du confinement. © Joseph Pezioso, AFP

Des manifestations demandant la levée des mesures de confinement ont été organisées samedi dans plusieurs villes américaines. Donald Trump avait encouragé la veille à "libérer" des États démocrates de leurs gouverneurs. 

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Plusieurs centaines d’américains ont manifesté samedi 18 avril dans le New Hampshire, le Maryland et le Texas, pour réclamer la levée des mesures de confinement.

Ils étaient environ 400 à manifester, à pied ou depuis leur voiture, devant le Parlement de Concord, capitale du petit Etat du New Hampshire (1,3 million d'habitants), relativement épargné par l'épidémie avec 1 287 cas confirmés et 37 morts du coronavirus vendredi. Le gouverneur républicain, Chris Sununu, y a ordonné un confinement au moins jusqu'au 4 mai.

>> À lire : Covid-19 : aux États-Unis, les nouvelles inscriptions au chômage en léger recul

"Les chiffres mentent", ou "Rouvrez le N.H.", disaient certaines pancartes brandies par les manifestants, au milieu de drapeaux américains. Parmi eux, figuraient des hommes en cagoules et armés, a constaté l'AFP.

À Annapolis, capitale du Maryland, les manifestants restaient en voiture, et l'AFP en a vu environ 200 défiler devant le Parlement local. "La pauvreté tue aussi", disait une pancarte, "je n'obéirai pas à des décrets illégaux", disait une autre.

À Austin, capitale du Texas, État le plus peuplé après la Californie, ils étaient environ 250, armés de pancarte dénonçant notamment "l'effondrement économique" précipité par la mise à l'arrêt de toutes les activités non "essentielles", qui a fait exploser le nombre de chômeurs et fait perdre à beaucoup tout revenu.

Appel à "libérer" des États démocrates

Vendredi, Donald Trump, qui ne cache pas sa hâte de "rouvrir" l'économie du pays tout en laissant les gouverneurs de chaque État décider quand et comment lever les restrictions, avait appelé à "libérer" du confinement trois États gérés par des gouverneurs démocrates – Michigan, Minnesota et Virginie.

Selon Corentin Sellin, historien spécialiste des États-Unis, les tweets de Donald Trump ont été publiés "concomitamment de la diffusion sur [la chaîne conservatrice] FoxNews de séquences sur [d]es manifestants patriotiques" réclamant la fin du confinement.

"Trump ne s'adresse pas dans les tweets aux gouverneurs démocrates, ce qui aurait pu passer pour une injonction politique circonstancielle. Non. Quelques heures avant les manifestations, il appelle à 'libérer' les États et rejoint un mouvement de rébellion locale", ajoute l'historien dans une série de tweets.

Des motivations pas toujours politiques

Si ces rassemblements semblaient réunir beaucoup de partisans de Donald Trump, certains participants ont souligné que leurs motivations n'étaient pas politiques.

Dolores, une coiffeuse qui manifestait à Annapolis, a expliqué ne plus pouvoir travailler ni toucher aucune aide gouvernementale, car elle est employeuse et non employée. "Il faut que je sauve mes affaires, je dois travailler pour vivre, sinon je vais mourir", a-t-elle dit à l'AFP.

De telles manifestations se sont multipliées ces derniers jours à travers les États-Unis, pays le plus frappé par le coronavirus avec plus de 715 000 cas et 37 000 morts, alors que le chômage explose et que beaucoup de gens ont perdu leurs revenus, dans un pays au filet de protection sociale limité.

La plus importante à ce jour s'est déroulée mercredi à Lansing, capitale du Michigan, où quelque 3 000 personnes ont vilipendé les mesures de confinement de la gouverneure démocrate Gretchen Whitmer.

Avec AFP

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