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Mélenchon "n'enverrait pas" son enfant à l'école le 11 mai

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Paris (AFP)

Jean-Luc Mélenchon s'est dit dimanche "mal à l'aise" avec la possible réouverture des écoles à compter du 11 mai et du début du déconfinement, assurant que pour sa part, il n'y "enverrait pas" son enfant s'il en avait un de cet âge.

"La mesure pour l'école, j'ai l'impression qu'elle n'a été prise que pour permettre aux gens de retourner au travail et qu'on veut les faire retourner au travail parce que la compétition continue entre les différentes économies", a dit "craindre" le chef de file des Insoumis sur BFMTV, faisant "remarquer que l'école n'est pas une garderie".

"Personnellement, il y aurait un petit à la maison, ce qui n'est pas mon cas, je ne l'enverrais pas à l'école et je pense que, comme moi, des dizaines de gens" ne le feront pas, a ajouté le député des Bouches-du-Rhône.

"Je le dis clairement: ramener les gosses à l'école si on n'a pas pris les autres mesures", comme le port de masques et les tests "en masse", "ça me met mal à l'aise parce que les enfants naturellement véhiculent les virus", a-t-il expliqué en critiquant une "décision hasardeuse".

"Ce qui m'inquiète, c'est le sentiment que la compétition continue entre les nations qui constituent l'Europe, notamment pour les dates de déconfinement avec l'idée que le premier sorti sera le premier à pouvoir pourvoir les marchés", a-t-il insisté.

M. Mélenchon a également dit avoir "un gros doute" sur le nombre de décès liés au coronavirus en Allemagne, officiellement bien moins important (moins de 4.000 morts) qu'en France (19.323).

"J'attends à la sortie de savoir quelle sera la vraie différence de mortalité parce que c'est un peu facile quand on est un État fédéral, que tous les résultats arrivent pas en même temps et qu'on n'analyse pas les causes de la mort des personnes âgées, c'est facile d'avoir des résultats meilleurs qu'ailleurs", a-t-il précisé, tout en approuvant leur politique de "tester à fond" et de "mettre en quarantaine" les cas positifs.

M. Mélenchon a critiqué Emmanuel Macron "qui s'en prend aux Chinois". "Moi je leur dis merci aux Chinois", a-il assené, ajoutant que "les Chinois sont l'atelier du monde, il faut s'entendre avec eux".

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