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Après la pire tuerie de l'histoire du Canada, le mobile n'est toujours pas connu

Des fleurs en hommage aux morts devant le QG de la police à Dartmouth, au Canada.
Des fleurs en hommage aux morts devant le QG de la police à Dartmouth, au Canada. © John Morris, Reuters

Le mobile de l'homme qui a tué au moins 18 personnes avant d'être abattu par la police à l'issue de sa cavale en Nouvelle-Écosse n'a toujours pas été identifié. Le bilan, qui s'étale sur une quinzaine de scènes de crime différentes, pourrait encore grimper, selon la police.

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Alors que le Canada pleure ses morts, l'enquête sur la pire tuerie de l'histoire du pays, qui a fait au moins 18 morts en Nouvelle-Écosse, plus le tueur abattu, pourrait durer des mois, selon la police.

"La tragédie n'aurait jamais dû se produire. La violence n'a jamais sa place dans notre pays", a jugé lors de son point-presse quotidien Justin Trudeau, Premier ministre d'un pays où les fusillades de masse sont rares, contrairement au voisin américain.

Justin Trudeau a annoncé qu'une "veillée virtuelle" nationale en hommage aux victimes se tiendrait en ligne vendredi en fin de journée sur Facebook, épidémie de coronavirus oblige.

"C'est arrivé dans des petites villes – Portapique, Truro, Milford et Enfield – des endroits où les gens sont fortement enracinés, où les gens connaissent leurs voisins, s'occupent les uns des autres", a-t-il ajouté sombrement.

16 scènes de crime

Les enquêteurs analysent pas moins de 16 scènes de crime, dont cinq bâtiments ou maisons qui ont été incendiées. La police craint d'y retrouver d'autres victimes, a expliqué Chris Leather, responsable de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale). Il a prévenu que cette enquête particulièrement complexe pourrait durer "des mois".

Le suspect avait-il des liens avec ses victimes ? "Il semblerait que certaines des victimes étaient connues du suspect et qu'elles aient été ciblées, tandis que d'autres ne l'étaient pas", a ajouté le responsable.

Les enquêteurs de la GRC tentaient de déterminer ce qui a pu pousser Gabriel W., un prothésiste dentaire de 51 ans sans antécédent criminel, à perpétrer un tel carnage. Il a été abattu par la police dimanche en fin de matinée près d'Halifax, la capitale de la province, à l'issue d'une cavale meurtrière de plus de 12 heures et plus de 100 km. Il en a effectué une partie à bord d'une voiture semblable à celles de la police, et vêtu d'au moins en partie d'un uniforme de policier.

Un millionnaire fasciné par la police

La presse canadienne a commencé à identifier les victimes, toutes adultes : outre la policière Heidi Stevenson, une infirmière, une institutrice et plusieurs couples avec enfants ont été tués. Selon des témoins cités par les médias, l'homme a mis le feu à sa maison et a tué par balles plusieurs personnes qui sortaient dans la rue.

Les médias canadiens ont commencé à enquêter sur la personnalité du tueur. Millionnaire, il possédait deux belles propriétés à Portapique, ainsi qu'une clinique de prothèses dentaires à Dartmouth, près d'Halifax.

Des voisins ont expliqué au quotidien Globe and Mail qu'il avait un problème avec l'alcool et que sa clinique avait souffert des contraintes liées à l'épidémie de coronavirus, qui a obligé les commerces non-essentiels à fermer.

L'homme avait par ailleurs une passion pour les équipements et voitures de police, qu'il rachetait aux enchères puis restaurait, ont raconté des témoins. L'une de ses propriétés à Portapique était un véritable "sanctuaire" dédié à la GRC, selon un homme qui le connaissait. "C'était un de ces gars bizarres, il était vraiment branché objets de collection de la police", selon Nathan Staples.

Avec AFP

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