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Distribution de la presse : Presstalis a déposé le bilan

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Paris (AFP)

Presstalis a déposé le bilan alors que ses grands actionnaires, les magazines et les quotidiens, ne s'accordent pas sur une solution de sauvetage, a indiqué mardi le principal distributeur de presse en France, confirmant une information de la Correspondance de la presse.

Le distributeur aux 900 salariés s'est déclaré lundi en cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Paris, une procédure "sans conséquence immédiate" sur ses activités, comme l'a assuré son PDG Cédric Dugardin, dans un message aux salariés consulté par l'AFP. Les quotidiens comme les magazines devraient donc continuer à être acheminés sans interruption.

Presstalis, qui avait bénéficié d'un énième plan de sauvetage il y a deux ans, est de nouveau en difficulté et doit se restructurer. Mais deux plans s'affrontent : Presstalis défend avec les quotidiens le maintien d'une structure unique (qui continuerait à distribuer aussi bien les journaux quotidiens que la presse magazine), tandis que la coopérative des magazines et les MLP (Messageries lyonnaises de presse, concurrent de Presstalis), proposent une séparation des magazines et quotidiens.

Par ailleurs, les éditeurs de presse doivent se prononcer avant mardi soir sur un schéma de financement qui leur éviterait les pertes liées au dépôt de bilan, évaluées autour de 120 millions d'euros au total.

Le ministre de la Culture Franck Riester avait précisé jeudi 16 avril qu'il travaillait avec le ministre de l'Economie à un plan global pour la filière de la presse, qui prendrait en compte la question de Presstalis. Il avait également assuré faire "tout pour qu'il n'y ait pas de rupture dans la distribution de la presse", s'engageant à verser aux marchands de journaux ce que leur devait Presstalis.

Les marchands, confrontés ces dernières semaines à une baisse des ventes, devraient recevoir comme prévu leur "rémunération complémentaire" entre la fin du mois d'avril et début mai, a indiqué Presstalis, pour un total de 16,2 millions d'euros.

Pour Daniel Panetto, président de l'organisation des marchands de presse Culture Presse, ce dépôt de bilan évite "un arrêt brutal qui serait très préjudiciable pour ne pas dire mortifère pour les marchands de presse du pays, et donc pour la filière toute entière". Pendant que les éditeurs de quotidiens et de magazines cherchent une "solution pérenne", la continuité de la distribution est "essentielle" pour les marchands, a souligné M. Panetto.

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