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En France, un retour à l’école étalé sur trois semaines, avec "beaucoup de souplesse"

Désinfection d'une salle de classe à Cannes, le 10 avril 2020
Désinfection d'une salle de classe à Cannes, le 10 avril 2020 © VALERY HACHE, AFP

Le ministre français de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a évoqué mardi un retour à l'école à partir du 11 mai, étalé sur trois semaines, lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Il serait alors divisé sur trois étapes par niveaux de classe, divisées en demi-groupes, le tout pour éviter les risques face à l'épidémie de coronavirus.

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Après l’annonce du président français Emmanuel Macron sur un retour à l’école, son ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a évoqué le calendrier pour les écoliers à partir du 11 mai, lors d’une audition à l’Assemblée nationale mardi 21 avril. Ce retour serait alors étalé sur trois semaines selon les niveaux de classe, avec des classes divisées en demi-groupes.

La première semaine concernerait les élèves de grande section de maternelle, de CP et de CM2. La deuxième semaine, ceux de Sixième, Troisième, Première et Terminale ainsi que les ateliers industriels en lycée professionnel. La reprise de l'ensemble des élèves n’aurait lieu qu’à la troisième semaine, l’ensemble avec des groupes ne dépassant pas 15 élèves.

Pour y arriver "l'élève sera dans quatre situations possibles", a-t-il précisé : soit en demi groupe, soit "à distance", soit à l'étude "si la configuration de l'établissement le permet", soit dans une activité sportive si la commune est en mesure d'en mettre en place.

"Beaucoup de souplesse"

Il s'agit de "grands principes", mais il y aura "beaucoup de souplesse locale", a toutefois insisté le ministre.

Si une famille ne veut pas envoyer son enfant à l'école, ce sera possible. Mais dans ce cas, il aura l'obligation de suivre l'enseignement à distance : "Un élève ne sera jamais en dehors de l'obligation scolaire", a-t-il souligné.

Le ministre de l'Éducation nationale était entendu par la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale pour préciser les conditions de la reprise des cours, qui aura lieu de façon progressive à partir du 11 mai, date fixée par Emmanuel Macron pour le début de la levée des mesures de confinement en vigueur dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de nouveau coronavirus.

"Protocole sanitaire" établi avant la réouverture des écoles

Jean-Michel Blanquer a aussi assuré qu'avant la réouverture des écoles, un "protocole sanitaire" serait établi, avec par exemple une doctrine établie sur la nécessité de tests ou le port du masque. Quand les conditions sanitaires ne seront pas respectées, un établissement "ne rouvrira pas", a-t-il dit.

Une souplesse sera aussi laissée aux territoires pour apprécier la progressivité de la reprise. "On peut imaginer que dans certains endroits le confinement soit maintenu", a même souligné Jean-Michel Blanquer.

Ces points, qui font l'objet d'une concertation avec l'ensemble des partenaires sociaux et collectivités "doivent encore être discutés", a précisé le ministre. Cela car le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter un plan de déconfinement "à la fin du mois", a-t-il rappelé.

Avec AFP et Reuters

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