La Bourse de Paris dans le vert à mi-séance (+0,40%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris se cramponnait dans le vert mercredi à mi-séance (+0,40%) en dépit du plongeon continu des cours du brut, encouragée par l'annonce de premiers essais cliniques d'un vaccin contre le Covid-19 en Allemagne.

A 13H11 (11H11 GMT), l'indice CAC 40 avançait de 18,12 points à 4.375,57 points. La veille, la cote parisienne avait perdu 3,77%.

La cote parisienne évolue en territoire positif depuis l'ouverture.

De son côté, Wall Street devrait ouvrir en hausse également. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 1,13%, l'indice élargi S&P 500 1,20% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, 1,09%.

"Les marchés du pétrole révèlent combien les choses vont mal en ce moment tandis que les marchés actions mettent en lumière les espoirs ou les craintes des investisseurs quant à la situation de l'année prochaine", résume Neil Wilson, analyste pour markets.com.

Les cours du pétrole continuaient de plonger mercredi, faisant peser un risque sur les marchés, préoccupés par la demande mondiale en berne et des problèmes de stockage en raison de la pandémie de coronavirus.

Dans ce contexte, le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole aux Etats-Unis sera au centre de l'attention. Mais il "ne devrait pas rassurer le marché et confirmer une nouvelle fois qu'il n'y a presque plus de capacités de stockage aux Etats-Unis", croit savoir Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

En outre, "les distortions sur les marchés pétroliers vont probablement engendrer de la volatilité sur les marchés actions, obligataire et des changes", selon une note d'UBS.

Néanmoins, souligne Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades, "l'appétit pour le risque des investisseurs est également soutenu par les récentes données en provenance d'Allemagne", où de premiers essais cliniques d'un vaccin contre le nouveau coronavirus vont être lancés par la société BioNTech.

Environ 150 projets de vaccins sont actuellement en cours dans le monde face au nouveau coronavirus qui a fait plus de 177.800 morts et contaminé plus de 2,5 millions de personnes depuis son apparition en Chine en décembre.

Alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) redoute une catastrophe humanitaire, les ministres de l'Agriculture des pays du G20 ont promis de coopérer pour assurer un approvisionnement mondial "suffisant" en nourriture.

Par ailleurs, le Sénat américain a adopté mardi à l'unanimité un nouveau plan de près de 500 milliards de dollars pour soutenir les PME durement frappées par la crise, aider les hôpitaux et renforcer le dépistage du coronavirus.

Les acteurs de marché espèrent désormais la levée des incertitudes entourant la création d'un fonds de relance européen. Lors d'un sommet ce jeudi, la Commission et le Conseil européen vont commencer à travailler sur cet instrument de plusieurs centaines de milliards d'euros, mais le texte devrait faire l'objet d'une proposition ultérieure.

"Un plan de relance de l'UE audacieux, axé sur l'avenir et aligné sur d'autres politiques favorables à la croissance, notamment le pacte vert européen, pourrait aider les économies européennes à devenir plus durables, plus compétitives et plus cohésive", affirme mercredi l'agence S&P Global Ratings.

Du côté des résultats d'entreprises, une dizaine de publications sont attendues dans la journée sur le marché parisien.

Pour l'heure, celles-ci indiquent "un manque d'orientation pour le deuxième trimestre et pour l'année, alors que les entreprises s'efforcent d'évaluer la gravité et la durée des dommages causés par la crise", souligne Esty Dwek, responsable des stratégies de marché de Natixis IM Solution.

- STMicroelectronics salué -

STMicroelectronics (+7,41% à 21,16 euros) demeurait en tête du CAC 40 après avoir réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 7,5% au premier trimestre 2020.

A l'opposé, Kering chutait de 5,90% à 460,40 euros, pénalisé par une baisse plus marquée qu'escompté de son chiffre d'affaires au premier trimestre.

Lagardère reculait de 6,94% à 16,10 euros après l'annonce de l'acquisition par Vivendi (-1,47% à 20,15 euros) de 10,6% de son capital.