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Les passages aux urgences divisés par deux à l'AP-HP depuis le confinement

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Paris (AFP)

Les admissions dans les services d'urgence des Hôpitaux de Paris ont été divisées par deux depuis le début du confinement, a indiqué mercredi l'AP-HP, qui s'inquiète d'un renoncement aux soins pour les pathologies graves, en particulier le cancer.

"Depuis la mi-mars 2020, les passages aux urgences ont chuté de 45% pour les adultes et 70% pour les enfants par rapport à l'an dernier à la même période", détaille dans son communiqué l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, premier groupe hospitalier français avec 39 établissements.

"Cette baisse peut s'expliquer par les changements de mode de vie (baisse de la traumatologie, limitation de nos déplacements), du fait du confinement ou de la fermeture des écoles, et par le départ d'Ile-de-France de certains habitants", souligne l'AP-HP.

"Mais elle est aussi vraisemblablement due au comportement des patients eux-mêmes voulant éviter de surcharger les services d'urgence ou à leur crainte de contracter à l'hôpital le Covid-19", ajoute-t-elle.

Du 15 au 30 mars 2020, le nombre d'appendicites prises en charge par coelioscopie a ainsi diminué de 35% par rapport à 2019. Le nombre d'accidents cardio-vasculaires accueillis aux urgences, au 14 avril, était pour sa part inférieur de 15% sur les sept derniers jours à celui enregistré en 2019.

Une situation inquiétante aux yeux du premier groupe hospitalier français, qui appelle les patients à ne pas renoncer "aux urgences médicales" et "aux soins courants", notamment pour des pathologies lourdes, comme les cancers, pour lesquelles une baisse de fréquentation est également relevée.

"Certains cancers peuvent évoluer rapidement et devenir plus graves si on en diffère la prise en charge médicale", rappelle l'AP-HP.

"Toute apparition de nouveau symptôme" doit donc "amener à consulter rapidement un médecin en ville ou à l'hôpital", ajoute le groupe hospitalier, qui indique avoir mis en place "des mesures de protection et d'hygiène particulièrement strictes" pour "accueillir les patients en toute sécurité".

De nombreux médecins et responsables de santé ont tiré la sonnette d'alarme ces dernières semaines sur la question des renoncements aux soins, constatée notamment dans les services hospitaliers, depuis le début de l'épidémie de coronavirus.

"On remarque une baisse inquiétante des dépistages en cancer, une baisse de la vaccination. C'est grave, c'est une situation qui doit nous inquiéter", a reconnu dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran, en appelant les Français à "se faire soigner".

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