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Les violences urbaines, "faillite du vivre-ensemble", selon Bay (RN)

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Paris (AFP)

Les récentes violences dans certains quartiers sensibles révèlent une "faillite du vivre-ensemble", a estimé mercredi l'eurodéputé et membre de la direction du Rassemblement national Nicolas Bay.

"Cette crise sanitaire révèle l'état de notre pays dans différents aspects. On a vu une vraie faillite de la gouvernance de notre pays, on a vu une vraie faillite du modèle économique mondialiste (...) et c'est évidemment la faillite de ce vivre-ensemble qu'on nous a beaucoup vendu et dont on s'aperçoit qu'aujourd'hui, il n'existe pas du tout", a déclaré sur France2 et franceinfoTV le dirigeant du RN au sujet de ces violences, notamment en banlieue parisienne.

Pour Nicolas Bay, "la France vit un confinement à deux vitesses. Il y a des endroits où les Français respectent scrupuleusement les règles, et des endroits où, d'une manière générale, la loi n'est pas ou mal respectée, et c'est également le cas en période de confinement".

Ces violences sont "le problème d'une police sous-équipée, en sous effectifs", "nos policiers sont tétanisés, ils sont paralysés (…) Ils ont la hantise de la bavure", a estimé le responsable d'extrême droite.

En outre, "des milliers de personnes ont été libérées des prisons en raison de la crise sanitaire" et "c'est pour les délinquants, pour les criminels, un signal qui a été reçu 5 sur 5", un "signal de laxisme", a jugé M. Bay, qui plaide pour une "fermeté absolue". "Il ne faut pas prétexter qu'il y a la crise sanitaire pour ne plus sanctionner lourdement ceux qui commettent des actions violentes."

Des incidents sporadiques ont éclaté dans plusieurs quartiers des Hauts-de-Seine dans la nuit de mardi à mercredi. Mais lors de cette quatrième nuit de tensions, ils ont été globalement de plus faible intensité par rapport aux nuits précédentes, selon la préfecture du département.

Marine Le Pen avait réclamé mardi la "neutralisation des racailles" et accusé "l’État macronien" d'avoir offert un "renfort insensé" à la délinquance "en libérant des milliers de détenus".

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