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Rentrée scolaire: "il faut faire confiance au terrain" pour Bayrou

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Paris (AFP)

François Bayrou, ancien ministre de l'Education, a plaidé mercredi pour une rentrée scolaire qui tienne compte des spécificités locales, fasse preuve de "souplesse" et de "confiance" dans les acteurs du "terrain", à rebours d'une "organisation française trop uniforme et centralisée".

"Il faut faire confiance au terrain. La situation n'est pas la même selon que vous vous trouvez dans une région très atteinte par cette épidémie ou dans une région qui a eu la chance d'être relativement à l'abri, selon que vous soyez dans un village (...) avec une petite école (...) ou dans un centre scolaire urbain", a expliqué le président du MoDem sur France Info.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a précisé mardi que la réouverture des écoles, annoncée à partir du 11 mai, pourrait s’étaler sur trois semaines par niveaux de classe et avec des groupes de 15 élèves maximum.

Pour le leader centriste, "il faut, pour le primaire, que les directeurs d'école, les enseignants et les maires travaillent ensemble et qu'on n'essaye pas d'appliquer la même règle à tout le monde parce que les situations sont extrêmement différentes".

"Je ne crains pas ce qui va se produire. Je pense que notre pays, notre système scolaire, nos élus locaux" sont "tout à fait en mesure de résoudre cette question", a-t-il dit.

"Il faut aussi penser que, pour un certain nombre de familles, il y a urgence à retrouver le cours normal de la vie. Il y a un équilibre à trouver entre l'école et la maison et je crois qu'on peut le faire pourvu que l'on fasse confiance au terrain et que l'on rompe avec cette habitude française déplorable que tout soit enfermé dans la même règle, la même norme, les mêmes obligations", a-t-il lancé

Interrogé sur l'idée d'un déconfinement régionalisé, le maire de Pau a estimé qu'on "aurait pu l'imaginer".

"Le ministre Jean-Michel Blanquer a dit qu'il y aura beaucoup de souplesse, alors faisons jouer cette souplesse", a-il insisté, jugeant qu'il faudra "tirer les leçons de cette crise" pour "l'organisation française qui est tellement centralisée, tellement uniforme".

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