Au Mali, le parti présidentiel en tête des législatives mais sans majorité absolue

Un homme cherche son nom sur les listes électorales à Bamako, le 29 mars 2020.
Un homme cherche son nom sur les listes électorales à Bamako, le 29 mars 2020. © Life Tiemoko / EPA / EFE

Le Rassemblement pour le Mali, parti présidentiel, obtient 43 députés, selon les résultats officiels provisoires des législatives, publiés jeudi. Il est suivi par un autre parti de la mouvance présidentielle, l'Alliance pour la démocratie au Mali, qui obtient 22 députés, et par l'Union pour la République et la démocratie, formation d'opposition, avec 19 députés.

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Le parti présidentiel au Mali est en tête des résultats des élections législatives de mars-avril, avec 43 députés sur 147 à l'Assemblée nationale, selon les chiffres officiels provisoires publiés jeudi 23 avril, qui doivent être validés par la Cour constitutionnelle. La participation, elle, s'élève à 35,33 %.

Le parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), est suivi d'un autre parti de la mouvance présidentielle, l'Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), qui obtient 22 députés. Vient ensuite la formation de l'ex-Premier ministre et principal opposant Soumaïla Cissé, l'Union pour la République et la démocratie (URD), avec 19 députés.

Soumaïla Cissé, qui figure parmi les députés élus, avait été enlevé le 25 mars alors qu'il était en campagne dans sa zone d'origine, le centre du Mali.

Violences et Covid-19

Le reste des 63 sièges de l'Assemblée nationale se partage entre 18 autres formations parmi les 21 qui ont participé à ces législatives dont les premier et deuxième tours se sont tenus respectivement le 29 mars et le 19 avril. Vingt-deux sièges avaient été pourvus au premier tour.

Ces législatives avaient été maintenues malgré le contexte marqué par les violences jihadistes et le nouveau coronavirus. Le Mali a déclaré 258 cas confirmés de Covid-19, dont 57 guéris et 14 décès.

L'enjeu du scrutin était de renouveler un parlement élu en 2013 et dont le mandat devait s'achever en 2018, et faire avancer l'application de l'accord de paix d'Alger. Celui-ci, signé en 2015 entre les groupes armés indépendantistes et Bamako, prévoit plus de décentralisation via une réforme constitutionnelle qui doit passer par l'Assemblée.

Avec AFP

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