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Covid-19 : les masques ne seront pas obligatoires mais "recommandés", dit Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron lors d'une visite dans un centre médical à Pantin, près de Paris, le 7 avril 2020.
Le président Emmanuel Macron lors d'une visite dans un centre médical à Pantin, près de Paris, le 7 avril 2020. © Gonzalo Fuentes, Reuters
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Le président Emmanuel Macron a donné jeudi quelques précisions concernant le déconfinement, en indiquant notamment que le retour à l'école se ferait sur la base du volontariat et que le port de masques grand public serait recommandé pour la population, mais pas obligatoire. 

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Dans le cadre des consultations menées sur la levée des restrictions imposées depuis le 17 mars pour maîtriser la propagation du coronavirusEmmanuel Macron a déclaré jeudi 23 avril que le port de masques grand public serait recommandé pour la population, mais pas obligatoire.

"Il y aura toujours une priorisation des masques FFP2 et chirurgicaux aux soignants" et l'exécutif reste "dans le registre de la recommandation à ce stade" pour sa généralisation au grand public "car il faut avant tout respecter les gestes barrières", a-t-il dit. Emmanuel Macron a ainsi encouragé les maires à acheter de manière massive des masques grand public, "dans une logique de recommandation, pas d'obligation".

Premières distributions de masques à partir du 4 mai

"L'État contribuera à doter en masques grand public les citoyens dès que possible par les canaux de distribution les mieux adaptés. De premières expérimentations seront faites à partir du 4 mai", a de son côté expliqué la secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, dans un entretien aux Échos à paraître vendredi.

"Plusieurs modes de distribution ont été identifiés pour permettre à un maximum de Français d'y avoir accès. Le champ des possibles est très large et nous regardons toutes les hypothèses : pharmaciens, mairies, grande distribution, buralistes, plateforme Afnor, e-commerce, etc.", a-t-elle ajouté.

Un retour à l'école sur la base du volontariat

Le chef de l'État a aussi expliqué que le "déconfinement" de la population en France à partir du 11 mai ne devrait pas avoir lieu en fonction des régions. "Cette phase de 'déconfinement' ne devrait pas se faire de manière régionalisée", a dit le président de la République, cité par un représentant de l'Élysée, aux 22 maires participant à cette réunion.

Des voix se sont élevées, à l'image d'Hervé Morin, président de la région Normandie et du parti Nouveau Centre, pour défendre l'approche régionale. "Entre le bar-restaurant d’un village de Charente, de Normandie ou du Tarn-et-Garonne, et une grande brasserie parisienne, on peut tout à fait imaginer qu’on prenne plus de temps pour rouvrir là où l’épidémie a été la plus forte et là où il y a des concentrations de population plus importantes", explique-t-il à France 24.

Emmanuel Macron a également indiqué que le retour à l'école se ferait sur la base du volontariat et que la priorité sera sans doute donnée aux "plus jeunes, ceux qui ne sont pas autonomes", ainsi qu'aux enfants "les plus en difficulté".

"Je ne sais pas comment, pour prendre ce seul exemple du 'déconfinement' scolaire, on mettra en place des règles qui amèneront souvent à faire beaucoup moins bien que ce qu’on pourrait faire en ayant une gestion plus fine", affirme Hervé Morin. "On voit bien que plus on est sur une décision nationale, plus on est sur le plus petit dénominateur commun."

Emmanuel Macron a précisé que le plan de "déconfinement" serait présenté aux alentours de mardi prochain, par le "Monsieur déconfinement" du gouvernement, Jean Castex, auprès des élus locaux, notamment pour un temps de concertation et d'interactions avec les élus.

Avec Reuters et AFP

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