Accéder au contenu principal

Covid-19 : Air France-KLM obtient une aide historique de 7 milliards d'euros de la France

Un appareil de la compagnie Air France-KLM à l'aéroport de Paris-Roissy-Charles-de-Gaulle.
Un appareil de la compagnie Air France-KLM à l'aéroport de Paris-Roissy-Charles-de-Gaulle. © Charles Platiau, Reuters

La compagnie aérienne Air France va recevoir un total de 7 milliards d'euros de prêts bancaires et de l'État français pour faire face à la crise du coronavirus, mais sa nationalisation n'est pas à l'ordre du jour, a annoncé vendredi le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire.

Publicité

Air France-KLM a déclaré vendredi 24 avril avoir obtenu une aide de 7 milliards d'euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial, provoquée par la pandémie de Covid-19. La compagnie a annoncé qu'elle réfléchirait ultérieurement à une opération de renforcement de ses fonds propres.

Ce soutien, qualifié d'"historique" par le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, se décompose en un prêt de 4 milliards octroyés par un syndicat de six banques, garanti par l'État français à hauteur de 90 %, et par un prêt direct de 3 milliards de la France.

L'État néérlandais promet 2 à 4 milliards d'euros

Le gouvernement néerlandais, lui aussi actionnaire du groupe, a promis quant à lui 2 à 4 milliards d'euros pour aider KLM. 

Le groupe Air-France KLM entend en outre finaliser dans les prochains mois un plan de transformation qui impliquera notamment une revue des activités d'Air France.

Une fois ce plan finalisé, le conseil d’administration d'Air France-KLM envisagera de procéder à une opération de renforcement de ses fonds propres, pour laquelle l'État français va réfléchir aux conditions de sa participation, a dit le groupe.

"Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l'environnement de la planète"

Interrogé sur TF1, Bruno Le Maire a précisé qu'une nationalisation d'Air France ou une montée au capital du groupe dans son ensemble n'étaient "pas à l'ordre du jour".

Le ministre de l'Économie a cependant souligné que l'aide apportée à Air France n'était "pas un chèque en blanc" et qu'elle était assortie de conditions. En premier lieu, "il faut qu'Air France fasse un effort pour être plus rentable", a-t-il déclaré. Ensuite, "Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l'environnement de la planète", a poursuivi Bruno Le Maire. "Il faut qu'Air France nous présente un plan de réductions des émissions de CO2, de transformation de sa flotte pour être moins polluante, émettre moins de bruit et être plus respectueuse de l'environnement", a-t-il énuméré.

Air France-KLM a pour sa part indiqué que son plan de transformation devrait "s’inscrire dans une feuille de route environnementale ambitieuse, afin d’accélérer la transition durable du groupe".

Cité dans ce communiqué, Ben Smith, le directeur général d'Air France-KLM, a remercié l'État français et les banques pour leur soutien. "Ce soutien et le plan d’actions du groupe nous permettront de traverser cette crise et d’aborder l’avenir d’Air France-KLM avec ambition et détermination", a-t-il affirmé.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.