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Impact de la chaleur sur le Covid-19 : l'administration Trump relance le débat

Bill Brian, haut responsable du ministère de la Sécurité intérieure, a estimé que le Covid-19 pourrait être affaibli par la chaleur, lors d'une conférence de presse de Donald Trump le 23 avril 2020 à la Maison Blanche.
Bill Brian, haut responsable du ministère de la Sécurité intérieure, a estimé que le Covid-19 pourrait être affaibli par la chaleur, lors d'une conférence de presse de Donald Trump le 23 avril 2020 à la Maison Blanche. © Jonathan Ernst, Reuters

Un responsable du gouvernement américain a fait part jeudi d'une étude montrant que le soleil et la chaleur pourraient affaiblir le nouveau coronavirus. Cette thèse ne fait cependant par l'unanimité pour l'instant au sein de la communauté scientifique, et Donald Trump lui-même se montre prudent.

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Le débat n'est toujours pas tranché, mais l'administration américaine l'a relancé, jeudi 23 avril. "Le virus meurt le plus rapidement en présence directe de rayons du soleil", a déclaré William Bryan, le patron de la direction générale de la science et de la technologie du ministère américain de la Sécurité intérieure, lors d'un point de presse quotidien à la Maison Blanche.

Ce responsable de l'administration Trump a cité une étude du National Biodefense Analysis and Countermeasures Center selon laquelle le Covid-19 survit mieux à l'intérieur et dans des conditions de sécheresse, tandis qu'il perd de sa force lorsque la température et l'humidité grimpent, en particulier lorsqu'il est exposé aux rayons du soleil.

Comme la grippe ?

Cette étude pourrait alimenter les espoirs que le nouveau coronavirus va imiter le comportement d'autres maladies respiratoires, comme la grippe, qui sont généralement moins contagieuses en période estivale.

Mais cela ne signifie pas que l'agent pathogène soit éliminé entièrement. Et les résultats de cette seule étude ne sauraient justifier une levée des mesures de distanciation sociale actuellement en vigueur aux États-Unis, a mis en garde William Bryan.

Des études précédentes avaient montré que le virus survivait mieux dans des conditions météorologiques froides et sèches plutôt que chaudes et humides. Le taux de propagation moindre de la maladie dans les pays de l'hémisphère sud où c'est le début de l'automne, avec un temps encore chaud, semble aussi soutenir cette théorie.

Études contradictoires

Pourtant, le nouveau coronavirus s'est aussi avéré meurtrier dans des lieux comme Singapour alors que les températures y étaient estivales, mettant en doute un lien entre comportement du virus et facteurs environnementaux.

Une étude française menée par des chercheurs de l'université d'Aix-en-Provence a pour sa part montré que le Covid-19 pouvait survivre à des températures élevées. Et aux États-Unis, un panel de l'Académie nationale des sciences a affirmé, dans un rapport envoyé à la Maison Blanche début avril, qu'il était peu probable qu'un climat plus chaud empêche de manière significative la transmission du virus.

Donald Trump lui-même a déclaré jeudi que les observations des chercheurs devaient être interprétées avec précaution. Il a toutefois dit aussi y voir la justification de propos tenus ultérieurement sur un possible recul de l'épidémie pendant l'été. "J'ai mentionné que peut-être le virus s'en irait avec la chaleur et la lumière. Mais les gens n'ont pas beaucoup aimé cette déclaration", a rappelé le président américain lors du point de presse.

Avec Reuters et AFP

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