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Transports publics: autant d'offre que possible et des masques pour le déconfinement

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Paris (AFP)

L'offre de transports publics doit être la "plus importante possible" et le port du masque probablement rendu obligatoire pour permettre au personnes de se déplacer lors du déconfinement, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

"J'ai demandé aux opérateurs de transport d'avoir l'offre la plus importante possible. Plus on a d'offre, moins on a de personnes dans les mêmes rames au même moment", a affirmé M. Djebbari sur RMC/BFMTV.

La RATP vise ainsi "un objectif de rallumer 70% de l'offre du réseau en moyenne" à partir du 11 mai, par rapport à une journée normale d'avant la crise, contre 30% actuellement, selon sa présidente Catherine Guillouard.

"Passer pour une entreprise de la taille de la RATP (...) de 30% à 70%, en ayant le scénario (de reprise, NDLR) que dans quelques jours pour le 11 mai, c'est un exploit", a-t-elle estimé sur France Inter, rappelant qu'elle s'était jusqu'ici engagée sur un objectif de 50%. "C'est vraiment un travail très intensif fait par l'opérateur pour y arriver".

La RATP assure 500.000 voyages par jour actuellement, contre 12 millions en temps normal.

Pour les TGV, "nous sommes en capacité de monter assez rapidement vers 50% de TGV", contre 6% qui circulent actuellement, selon M. Djebbari.

Il faudra également selon lui organiser "de la façon la plus fluide possible" le retour des Franciliens qui "sont partis juste avant le confinement". La SNCF peut notamment réguler le remplissage des trains par le système des réservations obligatoires, a-t-il rappelé.

Cette remontée en puissance devra s'accompagner d'"un gros travail de lissage" pour éviter l'engorgement aux heures de pointe, notamment en encourageant une réorganisation des horaires de travail, selon Thierry Mallet, PDG de l'opérateur Transdev, qui exploite de nombreux réseaux de transport urbain en France.

- Quelle distanciation? -

"C'est un gros travail de décalage des horaires au niveau des écoles, des entreprises, de l'administration", a-t-il souligné sur la radio BFM Business.

Le télétravail devrait lui aussi continuer à être privilégié.

"Avec la reprise, on va se retrouver demain avec probablement un trafic (en termes de fréquentation) de l'ordre de 40%, on va monter notre offre entre 50% et 70%, (...) mais on ne vas pas pouvoir respecter partout la distance minimum d'un mètre", a reconnu Thierry Mallet.

Pour la période qui s'ouvrira à partir du déconfinement le 11 mai, il faudra donc selon lui et la patronne de la RATP imposer le masque aux passagers mais pas la distanciation sociale qui reviendrait à limiter radicalement la capacité de transport des véhicules.

"C'est une question de faisabilité et aussi de savoir si on veut rallumer l'activité économique ou pas", a dit Mme Guillouard. "70% de notre offre, cela fait 8 millions de voyages par jour. Si on devait appliquer la distanciation sociale, on ne produirait plus que 2 millions de voyages par jour. Cela veut dire qu'on réduirait par quatre l'emport", a-t-elle souligné.

Pour le patron de Transdev également, "il est indispensable que tout le monde puisse porter des masques pour pouvoir être plus proches (...) On va avoir besoin de millions de masques."

Le gouvernement n'a pas rendu ses arbitrages mais "il est très probable que dans les espaces étroits avec des très fortes fréquentations de trafic le masque soit obligatoire", a rappelé le secrétaire d'Etat aux Transports.

Cela devrait également concerner les avions, selon lui. Les accès aux grandes gares seront par ailleurs "très probablement" filtrés" pour réguler les flux.

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