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Au Yémen, les séparatistes déclarent l'autonomie du Sud et rompent l'accord de paix

Des combattants séparatistes à Aden, dans le sud du Yémen, le 29 août 2019.
Des combattants séparatistes à Aden, dans le sud du Yémen, le 29 août 2019. Fawaz Salman, Reuters

Les séparatistes du Yémen ont déclaré, dimanche, l'autonomie du sud du pays, déchiré par la guerre. Ils brisent ainsi l'accord de paix avec le gouvernement et compliquent son long conflit avec les rebelles houthis, qui contrôlent une grande partie du Nord.

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Le Conseil de transition du Sud (STC) a déclaré, dimanche 26 avril, l'autonomie du sud du Yémen, accusant le gouvernement de ne pas avoir rempli ses obligations et d'avoir "conspiré" contre la cause de cette région du pays. Il a déclaré que cette autonomie avait commencé à minuit dans la nuit de samedi à dimanche.

"Le STC déclare l'autonomie dans le Sud à partir de minuit le samedi 25 avril 2020, et un comité d'autonomie commencera ses travaux sur la base d'une liste de tâches assignées par la présidence du Conseil", ont déclaré les séparatistes dans un communiqué.

La rupture entre les ex-alliés intervient, alors que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement internationalement reconnu dans sa bataille contre les Houthis, a prolongé un cessez-le-feu unilatéral visant à freiner la pandémie de Covid-19.

>> À lire aussi : Les humanitaires s'inquiètent du premier cas de coronavirus au Yémen en guerre

Les Houthis ont rejeté l'accord de paix. Les combats persistent dans ce pays ravagé par la guerre, qui a engendré ce que les Nations unies ont qualifié de pire catastrophe humanitaire au monde.

Des dizaines de milliers de civils ont été tués au cours des cinq dernières années dans la guerre entre le gouvernement et les rebelles houthis, soutenus par l'Iran.

Un accord de partage du pouvoir avec Riyad devenu caduc

Les séparatistes du sud du Yémen, mobilisés depuis longtemps pour l'indépendance, ont signé un accord de partage du pouvoir à Riyad en novembre, qui mettait fin à une bataille pour le Sud, qui les avait vu prendre le contrôle de la deuxième ville du pays, Aden.

Le pacte a toutefois vite été caduc, en raison de la non-application dans les temps de mesures clés, notamment la formation d'un nouveau gouvernement comprenant des représentants des sudistes, ainsi que la réorganisation des forces militaires.

En avril, le Yémen a signalé son premier cas de nouveau coronavirus, dans l'Hadramaout, une province du Sud contrôlée par le gouvernement, ce qui fait craindre une propagation du Covid-19.

Au moins 21 personnes ont par ailleurs été tuées dans des inondations soudaines ce mois-ci, lorsque les rues d'Aden ont été submergées et des maisons détruites.

Avec AFP

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