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Allemagne: Krawietz, des courts de tennis aux rayons d'un supermarché

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Berlin (AFP)

L'Allemand Kevin Krawietz, près d'un an après son titre en double à Roland-Garros, remplit aujourd'hui les rayons d'un supermarché à Munich, sa ville, à défaut d'exercer son métier de joueur de tennis professionnel, son sport étant à l'arrêt au moins jusqu'en septembre à cause de la pandémie de nouveau coronavirus.

"Depuis quelques semaines, je travaille dans un supermarché discount pour un salaire de 450 euros", confie Krawietz, vainqueur à Roland-Garros au printemps dernier associé à Andreas Mies, au magazine Der Spiegel.

"Je trie les étagères, je m'assure que les saucisses et le fromage sont bien approvisionnés et je trie les boîtes vides", décrit-il. "La semaine dernière, j'ai été à la sécurité à l'entrée et j'ai nettoyé des chariots avec du désinfectant", poursuit celui qui continue, grâce à des dérogations spéciales, à aller s'entraîner en salle trois à quatre fois par semaine.

Le champion "remercie le coronavirus" de lui avoir offert l'opportunité de faire "un travail normal". "Mes collègues sont parfois dans le magasin dès 5 h 30 pour remplir les rayons", fait remarquer le N.13 mondial en double.

Cette immersion dans le monde du travail lui a ouvert les yeux sur la chance qu'il estime avoir d'exercer une carrière de joueur professionnel, et d'avoir fait de sa passion sa profession.

Même si le joueur de 28 ans rappelle qu'avant ce très bon millésime 2019, marqué également par une demi-finale en double à l'US Open, que "certaines années, j'ai fini dans le rouge". "Une fois, j'ai gagné un tournoi en Italie et un peu plus de mille euros en une semaine", se souvient-il. "Mais là-dessus, vous devez déduire les impôts, les frais de voyage, le coach, et il ne vous reste plus grand-chose".

Krawietz est favorable à l'idée d'un fonds de soutien lancée récemment par le N.1 mondial Novak Djokovic afin de soutenir financièrement les joueurs mal classés.

"Cela va certainement permettre à un certain nombre d'entre eux de survivre", estime-t-il. "Mais indépendamment du coronavirus, ça serait bien si nous pouvions permettre au joueurs classés au-delà de la 100e place mondiale de mieux vivre".

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