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Hollande et Fabius rendent hommage à leur "ami" Henri Weber

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Paris (AFP)

François Hollande et Laurent Fabius ont rendu hommage lundi à leur "ami merveilleux", l'ancien sénateur et eurodéputé socialiste Henri Weber, "une grande et belle figure de la gauche" décédée à l'âge de 75 ans du coronavirus.

"Henri Weber était une grande et belle figure de la gauche. Il ajoutait à son érudition une clarté d’analyse, un goût de l’action et une fraîcheur militante avec un humour joyeux qui enchantait jusqu’à ses contradicteurs", a écrit l'ancien président de la République dans un communiqué.

"C'est un homme généreux et un intellectuel lumineux qui disparaît aujourd'hui. Et aussi un ami cher", ajoute l'ancien chef de l'Etat.

"Né au Tadjikistan dans une famille juive modeste, Henri aimait passionnément la liberté, la controverse intellectuelle et la France auxquelles il a consacré sa vie de roman", a salué le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius dans un communiqué.

"Henri a été pour moi un ami merveilleux, un compagnon joyeux, courageux et précieux. Attentif, profond, drôle, séduisant, ouvert, érudit, infatigable bretteur et militant, ce rebelle chaleureux et réfléchi aura fréquenté tous les honneurs sans être prisonnier d’aucun", poursuit l'ancien président de l'Assemblée nationale.

Universitaire, docteur et enseignant en philosophie politique, Henri Weber est l'un des cofondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 1969, après avoir été membre des Jeunesses communistes et avoir créé, aux côtés d'Alain Krivine, les Jeunesses communistes révolutionnaires en 1965.

Membre du bureau politique de la LCR, il avait rejoint le PS au milieu des années 1980 et était entré en 1988 comme conseiller technique au cabinet de Laurent Fabius à la présidence de l'Assemblée nationale.

"Henri, c'était mon frère choisi", a réagi à l'AFP le cinéaste Romain Goupil, un autre proche de Henri Weber qu'il avait rencontré à la LCR, en saluant "1965-2020, une si longue amitié".

"+Mourir à 30 ans+ (documentaire réalisé par Romain Goupil sur son quotidien de militant d'extrême-gauche, Ndlr) ne conjure pas le drame de mourir maintenant", mais "pour nous Henri restera éternel", ajoute-t-il.

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