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La Bourse de Paris lancée sur une piste optimiste (+1,82%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris poursuivait calmement sur sa lancée lundi à mi-séance (+1,82%), adoptant une attitude optimiste en attendant des diagnostics de banques centrales, des indicateurs cruciaux et des résultats d'entreprises au fil de la semaine.

A 13H07 (11H07 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 79,87 points à 4.473,29 points. Vendredi, il avait fini en net repli (-1,30%).

La place parisienne est restée en franche hausse depuis l'ouverture.

Outre-Atlantique, Wall Street s'acheminait aussi vers une ouverture dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,91%, l'indice élargi S&P 500 progressait de 0,86% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 1,06%.

"Les investisseurs sont optimistes face à l'assouplissement des restrictions liées au confinement qui ont été introduites récemment en Europe. Les marchés estiment que les choses vont retourner à la normalité même si c'est à un rythme très lent", commente David Madden, analyste pour CMC Markets.

"Le mouvement haussier a été soutenu aussi par la Banque du Japon qui a supprimé les limites de ses achats d'obligations d'Etat et relevé son plafond de rachats de titres de créances d'entreprises", ajoute-t-il.

Les acteurs de marché attendent désormais la mise à jour des prévisions et des actions des banques centrales américaine et européenne mercredi et jeudi.

Celles-ci ont agi en continu et dans l'urgence pour limiter la dégradation de l'économie et les tensions sur les marchés provoquées par la pandémie de coronavirus.

"Il sera toutefois intéressant d'entendre leur diagnostic sur la crise et l'efficacité des mesures prises, voire sur de possibles actions supplémentaires en cas de nouvelle détérioration du contexte économique", explique Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d'Allianz Global Investors.

En attendant, une très légère détente se poursuivait lundi sur les rendements obligataires grâce au maintien de la note souveraine de l'Italie par l'agence S&P Global Ratings, "un soulagement", qui "devrait éviter une nouvelle vague de tension sur les taux des pays périphériques", observe de son côté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances.

"Au-delà des banques centrales, les marchés accueillent avec soulagement, ce matin, le ralentissement du nombre de décès en Europe, tombé à son plus bas niveau depuis un mois", indique-t-il aussi.

Face à ces signes d'amélioration sanitaire, la plupart des pays occidentaux se préparent à redémarrer leur activité économique après un confinement plus ou moins long.

"Des publications de résultats nombreuses, les réunions de politique monétaire de la Fed et la BCE ou encore l'évolution de la pandémie et les stratégies de déconfinement font partie des thématiques qui vont continuer de rythmer les mouvements des Bourses", rappelle pour sa part Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.

Sur le plan des statistiques, les investisseurs prendront connaissance de la première estimation de la croissance américaine du premier trimestre mercredi, celle de la zone euro jeudi ainsi que les indicateurs avancés PMI américains (vendredi).

- Renault redémarre -

Renault enregistrait la plus forte hausse du CAC 40 (+7,35% à 17,18 euros), suivi de Michelin (+5,56% à 86,98 euros). L'Etat français envisage de garantir un prêt bancaire d'environ 5 milliards d'euros pour aider le constructeur automobile.

Les valeurs bancaires repartaient à la hausse : BNP Paribas (+4,52% à 27,50 euros), Société Générale (+3,64% à 14,01 euros) et Crédit Agricole (+2,20% à 6, 69 euros).

Le secteur immobilier reprenait des couleurs. Icade gagnait 1,81% à 70,50 euros, Nexity (+2,23% à 27,28 euros) et Unibail-Rodamco-Westfield (+2,95% à 51,68%).

Air France-KLM, qui a obtenu un prêt de 7 milliards d'euros de l'Etat et des banques, grimpait de 2,53% à 4,58 euros.

En tête du SBF 120, l'action d'ALD décollait de 9,05% à 8,07 euros.

Alten cédait 2,45% à 62,65 euros alors que le groupe envisage une baisse de 9% de son chiffre d'affaires au premier semestre du fait de la crise liée au coronavirus.

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