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Yémen : la coalition saoudienne rejette la proclamation d'autonomie des séparatistes du Sud

Un combattant du Conseil de transition du sud du Yémen (STC) à l'arrière d'un véhicule déployé dans la ville d'Aden, au sud du pays, le 26 avril 2020.
Un combattant du Conseil de transition du sud du Yémen (STC) à l'arrière d'un véhicule déployé dans la ville d'Aden, au sud du pays, le 26 avril 2020. © Saleh Al-Obeidi, AFP

La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a rejeté, lundi, la "surprenante" déclaration d'autonomie des séparatistes yéménites sur le sud du pays et a exigé "la fin de toute action entraînant une escalade" du conflit.

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La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a rejeté, lundi 27 avril, la déclaration d'autonomie des séparatistes du sud du Yémen et exigé "la fin de toute action entraînant une escalade" du conflit yéménite.

Le Conseil de transition du Sud (STC) a proclamé, dimanche, l'autonomie du sud du Yémen, accusant le gouvernement de ne pas avoir rempli ses obligations et d'avoir "conspiré" contre la cause de cette région du pays. Une démarche qui vient compliquer un peu plus le conflit yéménite qui oppose la coalition et le gouvernement reconnu internationalement aux rebelles houthis qui contrôlent une grande partie du Nord.

"Nous insistons sur la nécessité de rétablir les conditions à leur état précédent dans la capitale provisoire Aden", a déclaré la coalition, selon les tweets de l'agence de presse officielle saoudienne.

"À la suite de l'annonce surprenante de l'état d'urgence par le conseil de transition du Sud, nous insistons à nouveau sur la nécessité de mettre en œuvre rapidement l'accord de Riyad", a-t-elle ajouté.

Soutenus par les Émirats arabes unis, partenaire clé de la coalition, les séparatistes avaient signé un accord de partage du pouvoir à Riyad en novembre dernier, qui a permis d'étouffer une bataille – appelée "guerre civile dans la guerre civile" – pour le Sud qui les avait vus prendre le contrôle en août d'Aden, la deuxième ville du pays.

De son côté, la coalition a affirmé qu'elle avait pris et continuerait de prendre "des mesures pratiques et systématiques pour mettre en œuvre l'accord de Riyad entre les parties, afin d'unifier les rangs yéménites, de restaurer les institutions de l'État et de combattre le fléau du terrorisme".

"Revenir à l'accord"

"La coalition exige la fin de toute action d'escalade et appelle les parties participantes à revenir à l'accord", a-t-elle ajouté.

Le pacte de Riyad sur le partage du pouvoir pour le Sud avait été salué comme évitant l'éclatement complet du pays, mais en l'absence de mise en œuvre, des observateurs l'ont déclaré caduc.

>> À lire aussi : "Les humanitaires s'inquiètent du premier cas de coronavirus au Yémen en guerre"

Dimanche, des habitants d'Aden ont fait état de déploiements importants des forces du STC dans la ville. Et une source séparatiste a déclaré à l'AFP qu'ils avaient mis en place des points de contrôle "dans toutes les installations gouvernementales, y compris la banque centrale et le port d'Aden".

Hussam Radman, chercheur au Centre d'études stratégiques de Sanaa, a assuré que les séparatistes contrôlaient déjà l'armée et la sécurité à Aden, où ils bénéficient d'un soutien populaire.

"Mais avec cette déclaration, il [le STC] va devenir responsable de la partie administrative dans la capitale provisoire qui a connu un déclin sans précédent ces derniers temps" dans la prestation de services et les performances économiques, a-t-il déclaré à l'AFP.

Le principal affrontement armé au Yémen oppose les rebelles houthis, soutenus par l'Iran et qui contrôlent notamment le nord du pays dont la capitale Sanaa, aux forces gouvernementales, appuyées militairement par une coalition emmenée par l'Arabie saoudite.

Mais le camp loyaliste est aussi le théâtre de profondes divisions, entre le gouvernement en exil à Aden et un mouvement séparatiste, le Conseil de transition du Sud.

Avec AFP

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