Accéder au contenu principal

Présidentielle américaine : Hillary Clinton apporte son soutien à Joe Biden

Joe Biden et Hillary Clinton lors d'un événement virtuel le 28 avril 2020.
Joe Biden et Hillary Clinton lors d'un événement virtuel le 28 avril 2020. © via Reuters

L'ex-rivale de Donald Trump en 2016 a officiellement apporté son soutien, mardi, au candidat démocrate Joe Biden pour la présidentielle de novembre. Hillary Clinton en a profité pour critiquer le locataire de la Maison Blanche.

Publicité

Hillary Clinton a apporté mardi 28 avril, sans surprise, son soutien à la candidature du démocrate Joe Biden pour l'élection présidentielle de novembre prochain aux États-Unis.

"C'est un moment durant lequel nous avons besoin d'un leader, d'un président comme Joe Biden", a déclaré Hillary Clinton au cours d'un événement virtuel organisé conjointement avec Joe Biden.

L'ex-vice-président de 77 ans a remercié, pour son soutien, "la femme qui aurait dû être présidente des États-Unis". La candidate démocrate avait remporté le vote populaire face à Donald Trump en 2016 avec près de 2,9 millions de voix d'avance, mais le milliardaire républicain avait gagné le vote des grands électeurs, qui élisent, à travers le collège électoral, le président américain.

"Prise de conscience"

"Pensez juste à la différence que cela ferait en ce moment si nous avions un président qui non seulement écoutait la science, plaçait les faits avant la fiction, mais aussi nous rassemblait", a déclaré Hillary Clinton. "Pensez à ce que cela ferait si nous avions un vrai président et pas juste quelqu'un qui en joue un à la télévision", a-t-elle renchéri en direction de Donald Trump, ex-star d'une émission de téléréalité.

L'ex-secrétaire d'État a éreinté le président républicain en appelant à élire Joe Biden, "son ami", le 3 novembre pour "mettre fin au mépris, non seulement des valeurs américaines mais des institutions américaines, de l'État de droit, et de tellement d'autres choses qui sont en jeu, à cause de son occupant actuel".

"Je pense que de la tragédie de la pandémie, et de la perte des vies, des revenus, et de toutes les souffrances que nous traversons, naîtra un moment de prise de conscience", a avancé Hillary Clinton. "Et c'est ce qui sera sur le bulletin de vote lors de cette élection : pour quel type d'Amérique voteront les gens ?"

Accusation d'agression sexuelle

Le chef de campagne de Donald Trump, Brad Parscale a dénoncé le concentré d'"establishment" selon lui incarné par l'union de Joe Biden et Hillary Clinton. "Donald Trump l'a battue une fois et maintenant il battra le candidat qu'elle a choisi", a-t-il tweeté.

L'équipe de campagne de Donald Trump a accueilli avec sarcasme l'annonce de ce soutien en évoquant, sur Twitter, Tara Reade. Cette femme accuse Joe Biden de l'avoir agressée sexuellement en 1993, lorsqu'il était sénateur et qu'elle travaillait pour son équipe à Washington.

Le candidat démocrate a démenti, à travers sa porte-parole, ces accusations, diffusées pour la première fois dans un podcast fin mars. Depuis, Tara Reade a répété ces accusations à plusieurs médias, puis présenté un rapport à la police de Washington début avril, sans citer le nom de Joe Biden, selon des médias américains. Il y a un an, Tara Reade avait accusé Joe Biden, avec d'autres femmes, de gestes qu'elles jugeaient gênants mais ne relevaient pas d'une agression sexuelle.

De nombreux républicains, mais aussi d'anciens membres de l'équipe de l'ex-candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders, accusent les grands médias et les démocrates de ne pas assez faire écho à ces accusations.

Un indépendant se lance contre Trump

De son côté, l'élu américain à la Chambre des représentants Justin Amash, qui a quitté le Parti républicain en raison de divergences avec Donald Trump et qui a voté en faveur de sa destitution, a annoncé mardi qu'il se préparait à présenter sa candidature à l'élection présidentielle de novembre.

"Allons-y", a dit l'élu du Michigan (nord) en annonçant avoir lancé la création d'un comité exploratoire, un signe fort qu'il va briguer la Maison Blanche.

Il entend obtenir la nomination du Parti libertarien, formation qui milite pour des libertés individuelles fortes et est favorable à une législation minimale. "Nous sommes prêts pour une présidence qui va restaurer le respect pour notre Constitution et qui va rassembler à nouveau le peuple", a-t-il écrit sur Twitter.

Avec Reuters et AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.