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Déconfinement: Corbière (LFI) dénonce le "faux choix" laissé aux parents pour l'école

Alexis Corbiere (g) à l'Assemblée nationale le 24 février 2020
Alexis Corbiere (g) à l'Assemblée nationale le 24 février 2020 Ludovic MARIN AFP/Archives
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Paris (AFP)

Le député LFI Alexis Corbière a dénoncé mercredi le "faux choix" laissé selon lui aux parents de mettre leurs enfants à l'école à compter du début du déconfinement le 11 mai.

Dans son discours mardi à l'Assemblée, Édouard Philippe a proposé "une réouverture très progressive" des écoles maternelles et élémentaires à compter du 11 mai, "partout sur le territoire, et sur la base du volontariat", et à raison de 15 élèves maximum par classe.

"Le noeud principal du problème" est "le choix laissé aux parents" qui est "un faux choix", a accusé le député de Seine-Saint-Denis sur Cnews.

"Actuellement les parents pour garder les enfants sont souvent au chômage partiel ou bénéficient d'arrêts maladie. Si demain le secteur professionnel dans lequel ils travaillent reprend son activité, c'est pas le salarié qui décide tout seul de se mettre en chômage partiel ou de maintenir son arrêt maladie", a-t-il souligné.

"Donc il y a beaucoup de gens qui vont être placés face à un dilemme: si on garde les enfants à la maison, quelles conséquences professionnelles cela a et on comprend bien que quand le risque est la perte de son emploi, c'est un choix impossible", a-t-il mis en garde.

Il a également souligné que "pour l'instant, les parents ne savent pas très bien les risques qui peuvent être pris" en prenant l'exemple de familles confinées avec des grands parents fragiles en Seine-Saint-Denis.

Répondant à l'argument sur la nécessité d'éviter les décrochages scolaires, il s'est interrogé : "si c'est basé sur le volontariat, quelles garanties avons-nous que c'est précisément ces enfants qui sont les plus éloignés de l'Éducation nationale qui vont revenir?".

"Ca risque d'être l'inverse, c'est plutôt ceux qui restent en contact avec le maître ou la maîtresse qui vont revenir à l'école et ces familles en difficulté ne reviendront pas", a-t-il déploré.

Il a appelé le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer à renoncer aux fermetures de classes à la rentrée prochaine.

"Pas la peine de faire le discours culpabilisant aux familles en disant +notre préoccupation, c'est le bien-être des enfants+, si pour la rentrée prochaine, on maintient des fermetures de classes qui vont maintenir à des niveaux plus élevés le nombre d'élèves", a-t-il argumenté.

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