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En Syrie, au moins 46 morts dans un attentat au camion-citerne à Afrin

Un attentat au camion-citerne s'est produit mardi 28 avril 2020 à Afrin, en Syrie.
Un attentat au camion-citerne s'est produit mardi 28 avril 2020 à Afrin, en Syrie. © Casques blancs syriens via AFP

Plus de 40 personnes, des civils et des combattants, ont été tuées mardi dans un attentat au camion-citerne piégé sur un marché d'Afrin. L'attaque, qui n'a pas été revendiquée, est la plus meurtrière depuis des mois dans les territoires du nord de la Syrie tenus par les supplétifs syriens d'Ankara.

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Afrin, ville du nord de la Syrie tenue par l'armée turque et des forces supplétives syriennes, a été le théâtre d'une attaque meurtrière, mardi 28 avril. L'explosion d'un camion chargé de carburant, sur lequel une bombe avait été placée, a tué "au moins 46 personnes, dont des civils, et blessé 50 autres", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), selon qui le bilan pourrait être revu à la hausse. Au moins six combattants syriens alliés à Ankara figurent parmi les morts, a précisé l'ONG, qui a par ailleurs dénombré 11 enfants parmi les victimes.

L'attaque n'a pas été revendiquée. Le bilan est l'un des plus lourds depuis des mois dans les territoires du nord de la Syrie tenus par les supplétifs syriens d'Ankara. Ces zones sont régulièrement secouées par des attentats similaires ou des assassinats ciblés.

Fournissant un bilan plus élevé des victimes, le ministère turc de la Défense a attribué, sur Twitter, l'attentat à la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) et ses alliés.

Condamnation de Washington

"Des actes aussi lâches et maléfiques sont inacceptables, de quelque camp que ce soit dans ce conflit", a commenté la porte-parole du département d'État américain, Morgan Ortagus.

Située dans la province d'Alep, la région kurde d'Afrin avait été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs supplétifs syriens, qui en avaient délogé les YPG. La moitié des 320 000 habitants de cette enclave ont fui leurs foyers lors de l'offensive, selon l'ONU, et la majorité ne sont jamais rentrés.

La région accueille aujourd'hui des milliers de civils qui y ont été installés après avoir été contraints d'abandonner d'anciens bastions rebelles reconquis par le régime de Damas.

D'après l'ONU et Amnesty International, des expropriations et autres abus sont commis dans l'enclave, notamment par les supplétifs syriens.

Avec AFP

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