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Après trois jours de hausse, la Bourse de Paris plie (-2,12%)

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris a terminé en net recul jeudi (-2,12%), mettant fin à trois jours consécutifs de hausse, sous le coup des chiffres sur le chômage américain, des déclarations de la Banque centrale européenne (BCE) mais aussi de prises de bénéfices avant un long week-end.

L'indice CAC 40 a perdu 98,93 points à 4.572,18 points. La veille, il avait fini en hausse de 2,22%.

La baisse du marché s'explique "essentiellement par les chiffres sur le chômage américain" et l'ouverture en berne de Wall Street, a expliqué à l'AFP Michaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale chez Oddo Securities.

Selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail, les Etats-Unis ont enregistré 3,8 millions de nouveaux inscrits au chômage sur une semaine.

Au total, avec les mesures massives de confinement pour enrayer la progression du virus qui ont mis l'activité économique en sommeil, plus de 30 millions de personnes se sont inscrites au chômage depuis la mi-mars.

A côté de cela, "il y a aussi la conférence de la BCE qui a pu laisser les marchés sur leur faim", a estimé pour sa part Alexandre Baradez, analyste chez IG France, interrogé par l'AFP.

Selon lui, "le marché attendait peut-être plus de relief dans les déclarations de Christine Lagarde", la présidente de l'institution monétaire.

Face au cataclysme économique déclenché par la pandémie de coronavirus, la Banque centrale européenne s'est dite "prête" jeudi à renforcer son programme d'urgence et à le prolonger au-delà de la fin 2020, après sa série de mesures exceptionnelles prises depuis mars.

"Le marché attendait probablement plus de la BCE, des mesures plus concrètes et chiffrées à court terme, ce qui n'a pas été le cas", a jugé M. Baradez.

"Après quelques jours de hausse et d'anticipation des décisions de la BCE et du soutien des banques centrales", les investisseurs sont "plutôt dans un état d'esprit de prises de bénéfices avant le long week-end", a ajouté M. Jacoby.

La confiance depuis lundi dans le soutien des banques centrales, la détermination affichée par la Fed ou encore l'annonce de résultats encourageants par la biotech Gilead Sciences contre la pandémie avaient largement alimenté l'optimisme sur les marchés au cours de ces derniers jours.

Côté indicateurs, l'agenda a été très fourni. En Chine, l'activité manufacturière s'est tassée en avril après un rebond surprise le mois précédent.

Le PIB de la France s'est contracté de 5,8% au premier trimestre en raison du confinement et celui de la zone euro a reculé de 3,8% au premier trimestre, son repli le plus important depuis la création de la monnaie unique en 1999.

- Société Générale plonge -

Société Générale a plongé de 8,62% à 14,26 euros. La banque a annoncé une perte de 326 millions d'euros, plombée par sa banque de financement et d'investissement et des provisions de plus de 550 millions d'euros pour faire face au coronavirus et à "deux dossiers exceptionnels de fraudes".

Le reste du secteur a aussi souffert: Crédit Agricole a reculé de 5,99% à 7,28 euros et BNP Paribas 6,60% à 28,68 euros.

Orange a reculé de 0,58% à 11,14 euros, malgré un chiffre d'affaires en augmentation de 1% au premier trimestre.

Suez a lâché 2,55% à 10,32 euros. Le groupe a affiché au premier trimestre un chiffre d'affaires stable en dépit de la crise.

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