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Fifagate et évasion fiscale: une banque israélienne va payer 900 millions de dollars aux Etats-Unis

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Washington (AFP)

La principale banque israélienne Hapoalim va payer plus de 900 millions de dollars aux Etats-Unis en échange de l'abandon des poursuites dans deux dossiers distincts, dont l'un lié au scandale de corruption à la Fifa, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice.

La banque et sa filiale suisse ont accepté de régler 30 millions de dollars aux autorités américaines dans le cadre du "Fifagate", mais surtout 874 millions pour une affaire distincte d'évasion fiscale.

Dans le premier dossier, la banque a admis avoir participé au blanchiment de 20 millions de dollars de pots-de-vin versés à des responsables de la plus haute instance du football entre 2010 et 2015, et notamment à Luis Bedoya qui a présidé la fédération de football de Colombie et fut membre du comité exécutif de la Fifa.

Une société de marketing sportif basée en Argentine, Full Play Group, soupçonnée d'avoir versé une partie de ces pots-de-vin en échange de l'attribution des droits de diffusion télé de certains matchs a été inculpée le 18 mars, a précisé le ministère.

Les autorités judiciaires américaines avaient ouvert des poursuites en 2015 contre plusieurs responsables et partenaires de la Fifa, en majorité sud-américains, qui ont débouché sur plusieurs condamnations à des peines de prison. Le scandale avait fait tomber les têtes de l'organisation.

Par ailleurs, Hapoalim a reconnu avoir aidé des Américains à dissimuler au fisc 7,6 milliards de dollars, en les cachant sur plus de 5.500 comptes en Suisse et en Israël, dans le cadre d'un second accord dit de "deferred prosecution agreement".

Il s'agit d'un mécanisme via lequel une société reconnaît des éléments qui lui sont reprochés et s'engage à ne plus commettre d'infractions similaires. En échange, les autorités renoncent à la poursuivre au pénal.

Dans ce cadre, elle paiera 874 millions de dollars ce qui, selon le ministère de la Justice, est la seconde somme la plus importante jamais récupérée par les Etats-Unis auprès d'une banque étrangère dans le cadre de sa campagne lancée en 2008 pour lutter contre l'évasion fiscale.

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