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Joe Biden promet de maintenir l'ambassade américaine à Jérusalem s'il est élu

Joe Biden, alors vice-président américain, à Jérusalem en 2016.
Joe Biden, alors vice-président américain, à Jérusalem en 2016. © Debbie Hill, (Pool) AFP

Le candidat démocrate à la Maison Blanche a indiqué mercredi qu'il ne reviendrait pas sur la décision de Donald Trump d'installer l'ambassade américaine à Jérusalem, même si, selon lui, le déplacement depuis Tel Aviv n'aurait pas dû avoir lieu.

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Pour Joe Biden, l'ambassade américaine en Israël "n'aurait pas dû être déplacée" de Tel Aviv à Jérusalem par l'administration Trump sans que cela n'entre dans le cadre d'un accord de paix plus large au Proche-Orient. "Mais maintenant que c'est fait, je ne ramènerais pas l'ambassade à Tel Aviv", a déclaré le candidat démocrate à la Maison Blanche, mercredi 29 avril.

"Mais ce que je ferais… Je rouvrirais aussi notre consulat à Jérusalem-Est pour dialoguer avec les Palestiniens, et mon administration exhortera les deux parties à prendre des initiatives afin de maintenir en vie la perspective d'une solution à deux États", a-t-il confié à quelque 250 donateurs, réunis sur le logiciel de visioconférence Zoom.

En octobre 2019, l'ancien vice-président de Barack Obama avait affirmé qu'il s'opposerait à toute action qui fermerait la porte à la création d'un État palestinien :

"Nous ne pouvons pas avoir peur de dire la vérité à nos amis les plus proches […] la solution à deux États est la meilleure, sinon l'unique solution pour garantir un futur pacifique à l'État juif et démocratique d'Israël."

Colère

Donald Trump a multiplié les gestes en faveur de l'État hébreu, avec en particulier la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017, et le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv dans la ville sainte au mois de mai 2018, date anniversaire des 70 ans de la création de l'État d'Israël.

Prenant le contrepied de décennies de statu quo dans la diplomatie internationale, cette décision avait provoqué la colère de la communauté internationale et des Palestiniens, qui considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État.

Fin janvier 2020, le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, avait dévoilé son plan de paix pour le Moyen-Orient. Le projet, qui accorde à l'État hébreu un très grand nombre de concessions, a été rejeté avec véhémence par les autorités palestiniennes et est resté lettre morte.

Avec AFP

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