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Nager avec les tortues, la grande débrouille en Inde pour préparer les JO

Photo transmise à l'AFP par le nageur SP Likith et prise le 23 avril lors d'un entraînement dans un bassin agricole de la ferme de son entraîner à Adyanadka, dans l'Etat indien du Karnataka
Photo transmise à l'AFP par le nageur SP Likith et prise le 23 avril lors d'un entraînement dans un bassin agricole de la ferme de son entraîner à Adyanadka, dans l'Etat indien du Karnataka Handout Courtesy of SP Likith/AFP
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New Delhi (AFP)

Nager au milieu des poissons et tortues, partir à l'assaut d'un mannequin: les espoirs olympiques indiens s'adaptent pour tenter d'entretenir leur condition physique malgré le confinement en vue des Jeux de Tokyo, reportés à l'été 2021 en raison de la pandémie de coronavirus.

- Bassin d'irrigation -

Après avoir décroché trois médailles d'or aux Jeux d'Asie du Sud 2019, SP Likith, meilleur nageur de brasse de l'Inde, espère gagner deux secondes au 100 mètres par rapport à son record personnel pour atteindre le temps de qualification olympique (59,93 secondes).

Confiné depuis fin février dans la ferme de son coach, une exploitation entourée d'épaisses forêts dans l'Etat du Karnataka (sud-ouest), il s'entraîne dans un bassin de 20 mètres de long qui sert habituellement à irriguer les cultures.

Bien sûr, les conditions sont très différentes, "l'eau n'est vraiment pas claire, il y a des poissons et des tortues et nous n'avons pas de couloirs", sourit-il, tout en s'estimant "chanceux" de pouvoir continuer à s'exercer avec 14 autres nageurs réunis sur place.

L'entraînement se résume aujourd'hui à "cinq ou six séances de natation hebdomadaires", explique SP Likith qui fait aussi du yoga.

- Seule face à un mannequin -

Bhavani Devi ambitionne elle aussi de se qualifier aux JO.

Contrainte de quitter l'Italie particulièrement frappée par la pandémie, la championne de 26 ans s'exerce désormais avec un mannequin sur la terrasse de sa maison de Chennai dans le sud de l'Inde.

"Ce n'est pas nouveau pour moi. Quand j'ai débuté l'escrime, on avait l'habitude de s'entraîner avec des bâtons (...) et d'accrocher un masque ou une cible sur le mur", se souvient-elle.

L'escrime est une discipline peu pratiquée en Inde et le pays manque de salles d'armes.

"Cette période est l'occasion de me préparer au mieux avec les ressources dont je dispose pour être prête quand les choses reprendront", souligne Bhavani Devi, classée 43e mondiale au sabre en septembre 2019.

"Être à la maison pendant une période si longue après des années d'absence est aussi quelque chose de vraiment spécial pour moi. Cela donne plus d'énergie".

- Epuisement mental -

Pour Mohammad Anas, meilleur coureur indien sur 400 m, le fait d'être confiné, à l'Institut national des sports Netaji de Patiala (nord), pèse sur son entraînement, désormais uniquement en salle.

"Pour un athlète comme moi, qui passe le plus clair de son temps à s'entraîner à l'extérieur, le confinement m'épuise parfois mentalement", relève l'athlète de 25 ans, médaillé d'argent aux Jeux asiatiques de 2018.

Mais certains "divertissements légers" et les contacts fréquents avec sa famille et ses amis l'aident à surmonter "la tension mentale".

"J'essaie de rester positif, j'ai aujourd'hui plus de temps pour m'entraîner", souligne Anas. Du voyage à Rio en 2016, il vise à nouveau une qualification olympique.

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